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Tout ce qui a été posté par _sb

  1. _sb

    Topic de l'humour

    Un nouvel Emoji pour les quelques grincheux d'IC qui ne supportent pas certains ICéen-ne-s. Ils pourraient les mettre en réaction des posts de ces derniers et éviter ainsi de racheter fréquemment leur matériel informatique ! 😛 EDIT : @Thundik81 : oui, ça ferait du bien à leur santé ! 😉
  2. Bonsoir, Je ne suis pas certain que « OLR » soit mieux compris que MJO ! Cela dit, l'OLR est une bonne entrée pour comprendre la MJO en effet. OLR = Outgoing Longwave Radiation, en bon français le rayonnement grandes longueurs d'ondes sortant, autrement dit, le rayonnement infrarouge émis par la Terre vers l'espace. C'est l'un des principaux axes de perte de chaleur de la Terre, compensé par le rayonnement entrant courtes longueurs d'ondes (en provenance du Soleil). L'OLR est mesuré en Watt par mètre au carré. Plus un point est chaud, plus il émet en « OLR ». Et inversement. Les nuages absorbent ou réémettent dans plusieurs directions ce rayonnement OLR émis à la surface (certains gaz et aérosols aussi). Schématiquement, la présence d'une couverture nuageuse diminue l'OLR. Si elle est épaisse, les sommets des nuages seront particulièrement froids, baissant d'autant l'OLR. Des nuages épais à sommets élevés sont caractéristiques des Cumulo-nimbus. Ainsi, lorsque l'activité convective profonde est forte, les Cb sont nombreux, ce qui peut être le cas en région équatoriale. La carte proposée par @Lure montre les zones avec déficit d'OLR (valeurs négatives, en bleu -> forte activité convective) et avec excédent d'OLR (valeurs positives, en rouge -> faible activité convective) par rapport à la moyenne climatologique. On a vu que la MJO décrit le cycle de déplacement des fortes convections sur les régions équatoriales. Donc, là où l'OLR est « bleu », ça indique la région concernée par les Cb et donc la phase de la MJO. Chaque phase de la MJO correspond à une zone géographique équatoriale (océan Indien, Pacifique, Atlantique, Afrique ...). Ces zones sont résumées sur le premier graphe postées par @zelda_sayre, en bord du cadre. Bref, sur la carte de @Lure, on peut tout aussi bien repérer la phase de la MJO que sur le graphe et permet de plus de se représenter le déplacement circumterrestre de la convection équatoriale. PS : On remarque que l'activité convective est relativement affaiblie sur le Pacifique oriental en raison des eaux plus froides (hors El Nino, -> courant marin de Humboldt venant de l'océan austral). EDIT : on voit que la prévision de l'OLR peut être un élément de la prévision saisonnière, par exemple en indiquant une forte activité convective sur telles ou telles régions équatoriales. Selon ces régions correspondant à telle ou telle phase, la survenue d'un régime de temps sur notre quadrant euro-atlantique peut être favorisé ou défavorisé. Cf dernier post Tendances automne 2024.
  3. En attendant la confirmation d'un ou deux possibles épisodes venteux sur le nord-ouest et/ou le golfe du Lion, voici un bref retour sur l'évaluation brute multi-modèle élargie au domaine européen (à gauche), nord-américain (à droite) des dernières tempêtes nous ayant impactées. On s'aperçoit de la plus grande difficultés à obtenir une « bonne » prévision pour les tempêtes Caetano, Bert et dernièrement Darragh à courtes échéances. Simulations de la pression réduite au niveau de la mer (MSL) à J+3 par rapport à l'observation. La prévision a été sensiblement meilleure pour le domaine de l'Amérique du nord (la cyclogénèse du 8 décembre sur Terre-Neuve a été difficile, d'où le pic ainsi qu'une forte cyclogénèse sur la côte ouest du continent et le Middle-west pour le 20 avec un pic secondaire*). Pour le Z500, la même constatation est identifiable en Europe, surtout pour Darragh. Spécifiquement pour IFS à J+3 : plages de couleurs = valeurs prévues à H72, valeurs bleues = vent moyen surestimé, valeurs rouges = vent moyen sous-estimé. 1/ Caetano 2/ Bert 3/ Darragh En revanche, à J+6 et compte tenu de l'échéance, les tempêtes Caetano et Darragh étaient mieux anticipées ; Bert l'était moins, avec un timing anticipée et un creusement plus intense. Côté Amérique du nord, les dépressions très creuses du 20 novembre* ont été plus difficilement simulées. * : analyse du 20 novembre
  4. IFS - ERA6 et éclipses solaires https://www.ecmwf.int/en/newsletter/181/news/solar-eclipses-ifs-forecasts-and-reanalyses
  5. Pour simplifier, la convection profonde sur le Pacifique, l'Atlantique et l'océan Indien équatoriaux suit un cycle de déplacements longitudinaux au-dessus des océans. Cette convection profonde, au-delà des orages sur les zones concernées, a une importance dans le rétablissement de l'équilibre thermique de l'atmosphère (air surchauffé de surface qui s'élève vers la haute troposphère -> fortes ascendances, fortes pluies, air froid de la haute troposphère s'abaissant vers la surface -> fortes subsidences, absence de pluies). Le contexte relatif à l'ENSO (El Nino / La Nina) réagit sur la MJO (Madden Julian Oscillation). Cette dernière est découpée en 8 phases (1 à 8 sur le graph) en fonction de sa progression vers l'est. Christophe Cassou a effectivement relié statistiquement les phases de la MJO aux séquences NAO+ et NAO- sur l'Atlantique. Grosso modo, certains régimes sur l'Atlantique apparaissent préférentiellement après une latence suivant la phase de la MJO. Le tableau donne 4 colonnes représentant les 4 grands régimes sur l'Atlantique et l'Europe : NAO+, NAO-, AR et BL. Les 8 lignes représentent les 8 phases de la MJO. Les jours en bas indiquent la durée de la latence. En orange lorsque le régime est exacerbé par la phase au bout de X jours, en vert lorsque le régime est inhibé par la phase au bout de X jours, d'après la climatologie utilisée. Par exemple, lorsque la MJO est en phase 1 au jour J, le régime NAO- tend à être plus fréquent après J+10 à 12 d'environ 30%. Le premier graph indique la phase prévue de la MJO : en violet, celles observées, en vert, celles prévues par GEFS (tous les modèles la prévoient). Actuellement en fin de phase 5, elle serait aux portes de la phase 7 dans deux semaines. Le tableau te permet de lire l'influence relative de ces phases sur nos régimes. En phase 5, on a une faible excitation du régime AR 6 à 10 jours après, ce qui correspond au week-end prochain avec effectivement cette possibilité. En phase 7, on a une forte excitation du régime NAO- 8 à 15 jours après. AR et NAO- étant plus facilement associés à un temps plus froid, la MJO est un indice souvent scruté par les amateurs de conditions hivernales. Il est à noter que : - il s'agit d'un lien statistique : ce n'est pas systématique et d'autres indices, synoptiques et éléments atmosphériques divers et variés peuvent augmenter ou réduire l'influence de ces corrélations. - plus la phase de la MJO est faible (dans ou proche du rond central sur le premier graph), plus la corrélation est affaiblie. Les influences notées par C Cassou s'observent surtout lorsque les phases sont nettes (vers l'extérieur du graph)
  6. Mise à jour mineure demain d'ICON-D2 RUC déterministe et ensemble, version haute fréquence d'ICON-D2 qui n'est pas en open data. Amélioration du paramètre de sortie Visibilité.
  7. Je trouve la matrice d'impact mise en place par le Met'Off intéressante. https://www.metoffice.gov.uk/weather/guides/severe-weather-advice exemple avec la tempête Darragh en cours : https://weather.metoffice.gov.uk/warnings-and-advice/uk-warnings#?date=2024-12-07&id=08ccb313-edbc-4e93-9a60-e901075ce7e2 -> « Amber Wind» : -> « Yellow Wind » (même carte que ci-dessus)
  8. Un souhait enfin réalisé ?
  9. Pour le KNMI (Pays-Bas, www.knmi.nl) : Ce qui, en traduction automatique, prévient de :
  10. _sb

    Évolution de l'AMOC

    Je sais bien que le comportement de l'AMOC est flou, double et tutti chianti mais tout de même pas à ce point ! Message à supprimer ensuite.
  11. Il n'y a aucun problème sur la diffusion des données d'ICON-EU chez le DWD : https://opendata.dwd.de/weather/nwp/icon-eu/grib/ Toutes les données sont correctement accessibles. Ce serait plutôt un problème chez Meteociel. D'ailleurs tous les cycles impairs s'arrêtent à H51, le 9Z avec la couleur dorée ne peut donc pas être affiché comme c'est indiqué sur le site entre les échéances 77 et 120 heures ! Seuls les cycles pairs vont jusqu'à H120. (bon, ce n'est pas de la prévision coups de vent et tempêtes ! )
  12. Image MTG-1 » cloud phase ». Neiges sur les Alpes et vent de SW sur les Apennins et les Alpes dinariques générant des nuages en rouleaux sous le vent de ces reliefs, surmontés de quelques bancs de fins nuages de glace de haute altitude.
  13. Pour le coup, l'article est factuel. Faut-il l'annoncer ? Les sorties tardives du samedi soir et les retours précoces et ensommeillées du dimanche matin, les personnes à la rue et celles qui organisent les maraudes, etc. L’article ne me paraît pas choquant.
  14. ICON et ICON-D2, déterministe et ensemble : https://www.dwd.de/DE/fachnutzer/forschung_lehre/numerische_wettervorhersage/nwv_aenderungen/_functions/DownloadBox_modellaenderungen/icon/pdf_2024/pdf_icon_04_12_2024.pdf?__blob=publicationFile&v=2
  15. Je ne sais pas pour les modèles saisonniers. Quelques études dont je n'ai pas les liens sous la main, concluaient de mémoire que, pour les échéances moyennes (de l'ordre de la semaine au plus), les modèles basés sur l'IA/ML pouvaient se révéler utiles, notamment en raison d'une moindre dépendance aux approximations mathématiques et aux implémentations informatiques en cours dans les modèles dits « physiques ». Au-delà de ces échéances, le gain éventuel apporté par l'IA se perdrait : pertes de la structure de l'atmosphère, granularité inappropriée menant progressivement vers des solutions irréalistes. En revanche, l'IA serait plus performante pour prévoir les connexions entre indices. EDIT : en cherchant dans mes liens, j'ai retrouvé ceci, que je n'ai pas encore lu : https://www.nature.com/articles/s41467-024-50714-1
  16. Pas plus d'infos donc chez MF, la prévision est la même pour l'Institution. Outre-Manche, on reste sur une thématique identique, brossé par la position géographique du royaume. Globalement : NAO+ et EA+, les deux régimes sont correctes suivant l'indice qu'on considère. On a typiquement des conditions plus humides, plus douces et plus venteuses en se dirigeant vers le nord. Inversement vers le sud et la Méditerranée. Évidemment, le temps ne sera pas linéaire durant trois mois. L'ensemble des modèles dont le modèle britannique ci-dessus suggère une circulation SW à WSW fréquente avec des alternatives NW à WNW de temps en temps, permettant un enneigement par intermittence. Près du sol, les contextes anticycloniques peuvent prévaloir une continentalisation avec froid radiatif sous stratus et brouillards alors qu'en montagnes, le soleil brillerait. Sur des périodes courtes, quelques jours, on peut avoir des vents de NE ou des tempêtes d'ouest, indétectables en prévisions saisonnières. En tout cas, ces situations sont prévues rares. Pour les hivernophiles, ce seraient ces moments là à scruter. Voici le dernier bulletin du Met'Off. Le distinguo entre le nord-ouest et le sud-est de la GB permet de mesurer ce que serait la prévision pour la France... https://www.metoffice.gov.uk/binaries/content/assets/metofficegovuk/pdf/business/public-sector/civil-contingency/3moutlook_djf_v1.pdf Quant au mois de décembre, en prévision sous-saisonnière : Pour faire bonne mesure, côté transalpin, l'analyse est nettement plus contrastée. En effet, si les modélisations sont les mêmes que côté anglais et français par exemple, une analyse fondée exclusivement sur les indices tablerait davantage pour une NAO- plus fréquente avec des décrochages polaires de hautes fréquences (durées faibles). Selon eux, la différence porterait essentiellement sur une prise en compte trop forte de la Nina par les modèles.
  17. Tu n'es pas obligé de passer par cette interface https://console.object.files.data.gouv.fr/browser/meteofrance-pnt pour récupérer les fichiers de - de 14 jours. Le mode classique fonctionne très bien en adaptant les dates et heures. Par exemple avec ARPEGE 0.1° : https://meteo.data.gouv.fr/datasets/65bd13b2eb9e79ab309f6e63 le dernier cycle dispo pour le pack HP1 aux échéances H0-H12 : https://object.data.gouv.fr/meteofrance-pnt/pnt/2024-11-27T12:00:00Z/arpege/01/HP1/arpege__01__HP1__000H012H__2024-11-27T12:00:00Z.grib2 changement des dates et cycles pour le 12Z du 17 novembre dernier, encore accessible (-10 jours aujourd'hui) : https://object.data.gouv.fr/meteofrance-pnt/pnt/2024-11-17T12:00:00Z/arpege/01/HP1/arpege__01__HP1__000H012H__2024-11-17T12:00:00Z.grib2 Le fonctionnement est nettement plus fluide que depuis l'API MF.
  18. Il vend des radiateurs ? Des pelles à neige ? Des raclettes à givre ?
  19. Ce n'est pas une bêtise. Ces indices ont généralement une forme binaire, positive ou négative. Ainsi, la valeur que prend l'indice n'a de sens que dans le contexte de sa définition. La NAO est calculée en général soit comme la différence de pression entre Islande et Açores soit entre Islande et Portugal. Un AR se traduira souvent par une NAO faiblement ou modérément positive suivant l'amplitude de la dorsale mais la réciproque n'est pas vraie : une NAO faiblement ou modérément positive peut simplement traduire une circulation zonale de d'intensité faible à modérée ou encore un régime EA. Les indices s'estiment les uns en fonction des autres, par exemple via des fonctions orthogonales (rendues par les graphiques en « carré » de ce type : ou sinon en consultant les valeurs de chaque indice. Différentes études montrent que, pour notre quadrant euro-atlantique et selon la précision souhaitée ou le sous-domaine régional considéré, entre 5 et 9 indices sont nécessaires pour représenter les différents patterns pouvant permettre une prévision fiable. Au-delà, le résultat est brouillé car statistiquement peu significatif.
  20. L'hiver avec un H était évoqué dans un autre topic. Force est de constater que les signaux ne vont pas dans ce sens pour l'hiver 2024-2025. Ce n'est pas surprise non plus, tant les « grands » hivers n'étaient déjà pas la norme avant la ... norme actuelle 😉 Les sorties des simulations de septembre, octobre, novembre pour les trois mois de l'hiver prochain se sont considérablement stabilisées. Les grands axes de la prévision sont, au niveau de la zone Europe-Atlantique-nord : -> des HG/HP établis sur la moitié sud océanique et en Méditerranée -> des BG/BP installés sur la moitié nord océanique -> des vents zonaux anormalement forts sur le nord de la zone -> des vents zonaux anormalement faibles sur le sud de la zone Cela traduit un hiver banal. J'essaie de rester objectif et de taire mon hivernophilie ! Banal car des HG/HP campés au sud et des BG/BP au nord, c'est la caractéristique du régime NAO+, la marque de notre climat tempéré océanique. Ce qui évolue par rapport à la climatologie est la latitude moyenne entre les deux blocs, autrement dit, l'axe latitudinal du Jet et donc des trajectoires des dépressions. Cet axe est relativement nord, ce qui nous laisserait en conditions globalement anticycloniques. On parle bien de prévisions saisonnières et non d'évènements hautes fréquences totalement bruitées. À ces échelles, la prévision serait : -> un excédent thermique de +1 à +2°C pour donner un ordre de grandeur. En modulant entre le nord du continent (1.5 à 3°C), avec un excédent probablement plus élevé et le sud du continent, avec un excédent moins élevé (0.5 à 1.5°C) puisque la circulation océanique remontant l'air subtropical serait rejetée vers le nord. -> un excédent pluviométrique sur l'Europe du nord, pour la même raison. Un déficit pluviométrique (en terme de jours avec pluies) sur l'Europe du sud, plus marqué en se dirigeant sur vers la Méditerranée (la globalité du bassin). -> un excédent venteux sur le nord-ouest de l'Europe toujours pour la même raison, peut-être aussi sur le sud-est de l'Europe avec l'intrusion probable de BG/BP depuis l'Europe orientale vers la Méditerranée orientale (sur le flanc aval des HG/HP ouest-méditerranéens). Un déficit venteux se suggère ailleurs. Évolutions septembre, octobre, novembre pour décembre, janvier, février multimodèles avec les modèles européens, britanniques, allemands, français et américains (à agrandir, tempo de 2s par image) : - Z500 : - MSL : - Vents zonaux : Les simulations retracent la distinction Europe du nord (excédent thermique fort et excédent pluviométrique) et Europe du sud (excédent thermique modéré, déficit pluviométrique). J'ai placé arbitrairement la limite à 50°N : à gauche, l'Europe du nord, à droite l'Europe du sud, première ligne les températures à 2m (anomalies sur le mois), en seconde ligne les précipitations (anomalies par jour) ECMWF : UKMO : DWD : MF : NCEP : Quelques pistes pour tracer des possibilités d'évènements à plus hautes fréquences. -> Le régime NAO+ laisse la porte ouverte à des variantes : le régime AR, lorsqu'une dorsale s'élève vers le Groenland / Islande ; le régime EA (Est-Atlantique) lorsque les HG se renforcent sur le sud-ouest de l'Europe et en Méditerranée occidentale. -> On peut alors espérer (ou redouter) des épisodes de courant de NW sur l'Europe, apportant un air plus frais et de la neige en montagnes. À l'opposé, les périodes en régime EA gratifierait l'Europe d'air anticyclonique très doux avec la possibilité de froids radiatifs par inversion si le brassage en très basses couches est limitée. -> Une évolution climatologiquement constatée d'un régime NAO+ est un régime BL+ (HG/HP sur la Scandinavie). Une possibilité entrevue plus fréquente par System 8 de MF pour la seconde moitié de l'hiver par exemple, ou le modèle européen pour le milieu de l'hiver. Ce régime peut conduire à des épisodes neigeux marqués mais de faibles étendues, entre l'air froid déboulant de Scandinavie et l'air doux et humide remontant de Méditerranée (en France, sur le BéNéLux, en Allemagne, ...). -> D'ailleurs les anomalies des vents méridiens ne sont pas significatives : peu marquées alors que nous serions déjà dans une circulation zonale haut perchée. Pour ma part, je trouve chouette que de « nouvelles » personnes s'intéressent à la prévision. Certains regrettent le départ des « anciens » (lassitude ou agacement, aléas de la vie personnelle ou professionnelle, contraintes diverses, ...), c'est vrai, mais les nouveaux sont plus que bienvenus ! Je ne suis pas spécialiste. En revanche s'il y a bien un point commun à avoir à l'esprit lorsqu'on consulte les simulations d'un modèle numérique (court, moyen, long terme, saisonnier, etc, en météo comme dans d'autres domaines), c'est d'avoir quelques notions du fonctionnement du modèle. Je le dis d'autant plus facilement que je suis passé par là aussi. Je ne parle pas de physique de l'atmosphère, pas du tout, mais a minima de faire le distinguo entre les résolutions, les modèles globaux et régionaux, les données initiales et aux limites. Quant aux ensembles, on peut ajouter comment chaque membre est-il « perturbé » (= comment est construit l'ensemble) ? Schématiquement, deux façons : dans les « calculs », dans les données. Dans les calculs, la configuration physique ou la paramétrisation est modifiée d'une certaine façon pour chaque membre par rapport à la version « déterministe / contrôle ». Dans les données, l'une des façons est de prendre des données initiales étalées dans le temps. Cette méthode est principalement utilisée dans les domaines saisonnier et climatique. Parmi les modèles saisonniers, le modèle britannique (GloSEA 6) ou encore le modèle japonais s'initialisent ainsi. C'est aussi le cas du modèle américain CFSv2. Ainsi, plutôt que prendre des données initiales un seul jour (le premier jour du mois par exemple) et de perturber chaque membre individuellement (cas du modèle d'ECMWF, SEAS5, par exemple), CFSv2 initialisent avec les données observées assimilées à chaque cycle (0, 6, 12 et 18Z), chaque jour. Si bien que ce que @Petit âge glaciaire 11 montre n'est rien d'autre qu'un membre de l'ensemble. D'où les fluctuations des configurations. Meteociel, en diffusant les sorties comme ça, montre qu'ils n'ont pas compris (ont-ils cherché ou ce sont-ils contentés de diffuser tout ce qui peut être trouvé sur le net ?) et induisent des passionnés dans l'erreur. CFSv2 a un intérêt certain. J'étais comme toi, s'il était produit depuis plusieurs décennies, c'est qu'il a forcément un intérêt. Lorsque je trouvai le temps d'assouvir ma curiosité en cherchant de l'info, j'ai enfin pu comprendre son fonctionnement.
  21. 1 mois 1/2 après, aucune réponse. Le site est toujours accessible avec des données figées au 23 octobre 2023.
  22. Des bêtises, on en dit tous ! Au contraire, tu cherches régulièrement à améliorer tes connaissances ! Je passe aussi par ce site quand j'oublie des trucs.
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