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Tout ce qui a été posté par _sb

  1. Hier, j'ai tenté de donner quelques éléments pour décrypter des tendances sur ce type de diagramme. Cela reste d'actualité aujourd'hui. Après oui, ce sont les croisements des données qui axent l'analyse puis la prévision. Sur les évolutions multi-modèles sous-saisonniers, on note un dégradé progressivement plus marqué entre le nord du pays, moins frais et plus humide, et le sud, plus frais et plus sec. Cela conforte l'idée d'un abaissement progressif des BG en latitude. Cela conforte aussi l'idée d'une dominance zonale de la circulation atmosphérique (entre WSW et WNW disons) plutôt que NW ou NNW. C'est surtout vrai pour la première moitié de la semaine sur les ensembles « classiques » (10 jours d'échéances). Le signal que fournit les modèles sous-saisonniers est que ce constat se prolongerait et n'évoluerait éventuellement que durant le week-end (la prévision pour la moitié de la semaine est similaire à la prévision pour la semaine). La suite pourrait être plus hivernale mais ce n'est pas l'objet du topic. 🥳 Moins frais au nord car l'humidité serait bien plus significative -> avec la proximité des centres dépressionnaires, le temps serait davantage bruineux/pluvieux, sinon ennuagé avec une influence océanique marquée. Plus frais au sud car l'humidité, hors celle de surface, serait moins présente -> avec la proximité des centres anticycloniques, le temps serait moins nuageux hors stratus éventuels, avec des amplitudes diurnes plus importantes. Combinaisons des modèles sub-saisonniers canadien, états-uniens, japonais, européen, anglais et français : à gauche, probabilité d'avoir les moyennes hebdomadaires des températures à 2m dans le tiers inférieur de la climatologie, à droite, la probabilité d'avoir les cumuls pluviométriques hebdomadaires dans le tiers supérieur de la climatologie. Les dernières sorties récentes disponibles vont dans ce même sens. Joyeux Noël à toutes et tous et pensées chaleureuses à celles et ceux qui ne pourront pas en profiter !
  2. Pas que dans les médias, des intervenants réguliers affirment sur le forum que le climat méditerranéen remonte et envahit progressivement la France, d'où des sécheresses et l'absence de dignes hivers ces dernières années -> soleil et chaleur, palmiers et barbecues toute l'année. Je les lis notamment sur les topics de Prévisions mais peut-être aussi dans d'autres rubriques. Notre climat méditerranéen existe aussi par la géographie (mer fermée au sud, latitudes autour de 40°, reliefs, au sud-ouest d'un continent,...) ce qui n'est plus le cas du bassin parisien
  3. En mai 2024, je quittais la contribution en raison de divergences avec la gouvernance de l'association et pour des raisons personnelles telles que le manque de disponibilités, l'exigence que je m'imposais, la solitude (pas d'équipe de prévision), etc. En novembre, j'ai repris contact avec le CA avec une proposition apaisée et réfléchie. IC est une belle association qui réalise un travail remarquable et dont la passion qui anime ses adhérents tend à exiger toujours plus ! Mon objectif, modeste, est de publier chaque dimanche (ou lundi selon ma disponibilité) à la fois un bilan de la semaine écoulée, centrée sur la prévision, et une ébauche de la prévision de la semaine à venir. Les Bulletins d'Informations Météorologiques (BIM) existent depuis longtemps mais n'étaient guère utilisés. L'idée est d'avoir un rendez-vous régulier effectuant une continuité d'un bulletin à l'autre : les prévisions du bulletin précédent sont comparées aux observations du bulletin suivant. C'est modeste et ambitieux. Je me suis donné 6 mois pour tester et améliorer le concept. Comme discuté avec le CA, j'évaluerai alors la pertinence de cette contribution. En parallèle, les BS, Bulletins Spéciaux pour des évènements remarquables ou exceptionnels, continueront à être publiés suivant les disponibilités de chacun. Généralement ces dernières années, je les crée et assure la partie prévision mais d'autres peuvent bien sûr me remplacer ou se proposer. Les membres du CA ajoutent les suivis afin de constituer un ensemble homogène et le lier à la rubrique HistorIC. De plus les BQS, Bulletins Quotidiens de Suivi, et les AM, Actualités Météorologiques, complètent ce tableau des contenus entre prévisions et suivis des situations météorologiques. Ils sont le plus souvent rédigés par des membres du CA. Ce topic a pour but de valoriser ces contenus auprès de la communauté des passionnés de météo et des autres utilisateurs du site. Il listera chaque nouveau contenu de ce type, en plus de l'encart présent sur la page d'accueil du site. Il permettra aussi à chacun de suggérer des améliorations ou de commenter les évolutions tant sur la forme que sur le fond, de susciter peut-être des contributions. Vous trouverez l'ensemble des BIM déjà publiés sur cette page : https://www.infoclimat.fr/actualites/categorie/bim dont le dernier pour la semaine en cours : https://www.infoclimat.fr/actualites/bim/13782/semaine-51-et-previsions-semaine-52.html L'ensemble des BQS : https://www.infoclimat.fr/actualites/categorie/bqs dont le dernier, concernant ENOL ce week-end : https://www.infoclimat.fr/actualites/bqs/13781/bilan-meteo-du-dimanche-22-decembre-2024.html L'ensemble des BS : https://www.infoclimat.fr/bulletins-speciaux-phenomenes-violents.html dont le dernier datant du 5 décembre : https://www.infoclimat.fr/bulletin-special-386-vents-forts-durables-neiges-abondantes-sur-les-massifs.html L'ensemble des AM : https://www.infoclimat.fr/actualites/categorie/meteo Chaque nouveau bulletin sera ainsi communiqué sur ce topic. À dimanche (ou lundi) prochain !
  4. Je ne vois pas de risques à poster, surtout lorsqu'il n'y a aucun scénario particulier qui se dégage. Si tu trouves que c'est risqué, alors c'est satisfaisant que tu aies pris ce risque, bravo ! En restant sur les deux diagrammes postés : - la semaine précédente, les T500 sont élevées, entre -15 et -20°C fin décembre : cela suggère des HG sur ou proches de la France, ce que l'on vérifie aisément sur une carte 2D du Z500 cette fois. Les T850 sont également élevées, supérieures à 5°C, relevant une advection subtropicale pas trop éloignée et donc la présence d'une dorsale (HG). L'absence de précipitations retourne le même signal : des conditions anticycloniques, plus probablement sur l'aval de la crête anticyclonique (quantité d'eau plus faible qu'en amont). - la semaine du topic, entre les traits noirs, les T500 perdent en moyenne une dizaine de degrés mais avec une très large dispersion de -15 à -35°C. La baisse est tout de même lente ce qui laisse moins de place à l'intrusion d'éléments fins, tels qu'une goutte froide par exemple. Les T850 perdent elles aussi 5 à 7°C en moyenne, avec encore une forte dispersion, de 10 à 15°C entre les extrêmes. Le champ de précipitations réagit. Ce sont des constatations que l'on a sur IFS et GEFS. L'idée première que je peux suggérer suite à ce constat est un abaissement progressif du rail dépressionnaire, avec une circulation moins méridienne du coup. Je peux aussi interpréter vers une accélération de la circulation zonale, avec passages de crêtes et de creux dont les incertitudes sur le timing générent ces dispersions. Je ne vois pas de signal franc pour le moment. Cela reste des hypothèses de travail. Les échéances sont lointaines. En regardant une carte 2D des écarts-types du Z500, la comparaison de l'emplacement des plus fortes valeurs entre H120 et H240 est flagrante
  5. Je place ici cette suggestion : Ces durées proposées n'ont pas vraiment de cohérence. Peut-être laisser à l'utilisateur le soin de renseigner la durée qu'il souhaite ? (jusqu'à une certaine limite éventuellement)
  6. J'ai une question qui me taraude : - on est sur un continent - on me dit que plus loin, sur le même continent, l'air n'est pas froid donc qu'il n'y a rien à espérer pour avoir du froid par ici - on me dit que normalement l'air est plus froid là bas en hiver - alors pourquoi le mécanisme qui permet normalement à l'air là-bas de se refroidir ne pourrait pas se réaliser ici ? 🤔 Sinon d'accord, les inversions risquent fortement de gagner le match.
  7. On n'est pas du tout sur "un dôme de chaleur". En été, les conditions sont plutôt dépressionnaires. Ça se voit bien sur les tableaux sibériens dans l'excellent topic des climats du monde de @mottoth.
  8. Comme tu le constates, c'est un anticyclone thermique de surface. Je te laisse chercher comme ce type de structure se génère et s'entretient.
  9. C'est l'inverse entre BL+ et -, ton IA a encore un peu de mal, un 1 a dû être inversé avec un 0 dans son code ! J'ai encore une utilité !
  10. Ça ne contredit pas mon propos. Les graphes illustrent que c'est la NAO- qui apportait les anomalies négatives les plus importantes. Quant au graphe concernant le blocage scandinave généralement porteur d'espoirs hivernophiles... Merci pour le lien vers l'article.
  11. Situation caractéristique de Mistral + Tramontane. Une première dépression se crée sous le vent des Pyrénées à l'avant du front froid, sous l'action de l'air chaud et humide advecté par le vent de S à SE sur le golfe du Lion. Cette advection se décale vers l'est en fonction de la progression du front froid. Le front froid s'évacue vers l'Italie. À l'arrière, les pressions croissent par l'ouest, davantage au vent des Pyrénées (côté français, l'écoulement est de NW à l'arrière du front) que sous le vent (côté espagnol). La même chose s'observe en vallée du Rhône ensuite puis avec les Alpes, plus massives et plus hautes. Les vents se mettent effectivement à souffler violemment avec de fortes turbulences. La séquence venteuse s'annonce longue. Les températures baisseront mais de façon modérée, l'écoulement restant essentiellement océanique et non continental.
  12. Oui, l'humidité des sols est un paramètre pris en compte ! Le type de végétation aussi. Dans les modèles globaux comme les modèles régionaux fins. L'humidité des sols (en masse, en volumétrie, ...) est découpée en tranches, le nombre de tranches est variable selon les modèles. La tranche la plus proche de la surface est la plus fine (généralement de quelques centimètres) et plus le modèle s'enfonce dans le sol, plus les couches s'épaississent (plusieurs mètres) Même chose pour la température du sol, en plus de la skin température (surface) qui est un paramètre calculé et non post-traité comme celle à 2 mètres. Le déplacement de l'eau dans le sol peut également être de la partie. La végétation (et son absence !) est prise en compte de différentes manières. Selon son type (rase, épaisse, arbres, herbeux, ...), la saison / cycle de la végétation, l'évapotranspiration. Le vent, a son niveau le plus bas (entre 2 et 20m selon les modèles) jusqu'à des niveaux plus élevés y participent. Les mouvements verticaux de l'air dans cette sous-couche sont aussi évalués. Enfin, la végétation est souvent exprimée soit en terme de fractions soit en terme de dominance (les détails ne sont pas perçus) et sont intégrés de façon statique. L'addition est longue ! Pas étonnant que l'évolution du brouillard soit complexe à simuler. La taille de la maille influe évidemment sur la précision de ces éléments. Les zones sans végétation (ou intégrées comme telles) apportent aussi leurs lots d'incertitudes, notamment par l'arrachage d'aérosols vers l'atmosphère (poussières, terres, sables ...) en fonction des vents, de l'humidité,... C'est également pris en compte. Tout ceci est encore réalisé de manière approximative et de nombreuses recherches portent sur ces domaines.
  13. C'est surtout la NAO- qui amène et amenait du froid sur le pays. Le blocage scandinave est et était plus rarement générateur de froid par chez nous. En revanche, les grandes VDF étaient souvent portées par un blocage scandinave (positif, i.e. avec HG/HP). La continentalisation apporte certes un peu d'air froid mais surtout d'une part inhibe l'influence océanique et d'autre part, suivant le placement des BG méditerranéens, permet à l'air de s'auto-refroidir, la combinaison des deux offre ainsi cette option « grand froid ». Ce qui fait souvent défaut au froid dans les situations à BL+, ce sont la position et le dynamisme des BG méditerranéens (faiblards et/ou mal placés). Schématiquement oui, la forte convection entraîne les masses d'air surchauffées et humides en surface vers la haute altitude. La rotation (et donc la force de Coriolis) de la Terre les entraîne vers le nord-est (dans notre hémisphère). En phase 6/7, ces masses entraînent/participent à des ondes atmosphériques qui remonteront le nord-est du Pacifique, traverseront le continent nord-américain (le franchissement des Rocheuses a son impact) et pourront interagir sur l'Atlantique. Sur ce trajet, d'autres influences viendront conforter ou diluer ce signal. Ce n'est donc pas systématique. La NAO- ne forme pas nécessairement un blocage. Si on reste dans les probabilités, le régime NAO+ dominant actuellement est un précurseur fréquent du régime BL+ (HG scandinaves) et lui-même un précurseur fréquent du régime NAO-. Statistiquement, ECMWF signale d'ailleurs que le régime NAO- est celui qui est le mieux prévu à long terme. Les modèles prennent en compte la convection équatoriale qu'ils modélisent en w« temps réel ». Pour avoir une idée sur des cartes 2D, il faut consulter des modèles qui déjà modélisent la période autour de la fin d'année et dont les échéances vont au moins jusqu'à la première décade de janvier. CFSv2 peut être une bonne idée mais certainement pas la version de meteociel, plutôt les cartes du CPC (https://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/CFSv2_body.html) peut-être un peu plus complexes à prendre en main bien que mieux représentatives de CFS.
  14. On n'a peut-être des chances finalement !!
  15. @greghouse33 : tes graphes NAO et AO sont des graphes dynamiques, mis à jour à chaque cycle principal de GFS/GEFS. Dans quelques jours, ils n'auront plus rien à voir avec ton propos.
  16. Retour sur les prévisions liées à Bert, principalement au niveau des précipitations, selon ECMWF : https://confluence.ecmwf.int/display/FCST/202411++-+Rainfall+-++Bert
  17. « 3615 IGN », en effet ça ne nous rajeunit pas !
  18. _sb

    Topic de l'humour

    Un nouvel Emoji pour les quelques grincheux d'IC qui ne supportent pas certains ICéen-ne-s. Ils pourraient les mettre en réaction des posts de ces derniers et éviter ainsi de racheter fréquemment leur matériel informatique ! 😛 EDIT : @Thundik81 : oui, ça ferait du bien à leur santé ! 😉
  19. Bonsoir, Je ne suis pas certain que « OLR » soit mieux compris que MJO ! Cela dit, l'OLR est une bonne entrée pour comprendre la MJO en effet. OLR = Outgoing Longwave Radiation, en bon français le rayonnement grandes longueurs d'ondes sortant, autrement dit, le rayonnement infrarouge émis par la Terre vers l'espace. C'est l'un des principaux axes de perte de chaleur de la Terre, compensé par le rayonnement entrant courtes longueurs d'ondes (en provenance du Soleil). L'OLR est mesuré en Watt par mètre au carré. Plus un point est chaud, plus il émet en « OLR ». Et inversement. Les nuages absorbent ou réémettent dans plusieurs directions ce rayonnement OLR émis à la surface (certains gaz et aérosols aussi). Schématiquement, la présence d'une couverture nuageuse diminue l'OLR. Si elle est épaisse, les sommets des nuages seront particulièrement froids, baissant d'autant l'OLR. Des nuages épais à sommets élevés sont caractéristiques des Cumulo-nimbus. Ainsi, lorsque l'activité convective profonde est forte, les Cb sont nombreux, ce qui peut être le cas en région équatoriale. La carte proposée par @Lure montre les zones avec déficit d'OLR (valeurs négatives, en bleu -> forte activité convective) et avec excédent d'OLR (valeurs positives, en rouge -> faible activité convective) par rapport à la moyenne climatologique. On a vu que la MJO décrit le cycle de déplacement des fortes convections sur les régions équatoriales. Donc, là où l'OLR est « bleu », ça indique la région concernée par les Cb et donc la phase de la MJO. Chaque phase de la MJO correspond à une zone géographique équatoriale (océan Indien, Pacifique, Atlantique, Afrique ...). Ces zones sont résumées sur le premier graphe postées par @zelda_sayre, en bord du cadre. Bref, sur la carte de @Lure, on peut tout aussi bien repérer la phase de la MJO que sur le graphe et permet de plus de se représenter le déplacement circumterrestre de la convection équatoriale. PS : On remarque que l'activité convective est relativement affaiblie sur le Pacifique oriental en raison des eaux plus froides (hors El Nino, -> courant marin de Humboldt venant de l'océan austral). EDIT : on voit que la prévision de l'OLR peut être un élément de la prévision saisonnière, par exemple en indiquant une forte activité convective sur telles ou telles régions équatoriales. Selon ces régions correspondant à telle ou telle phase, la survenue d'un régime de temps sur notre quadrant euro-atlantique peut être favorisé ou défavorisé. Cf dernier post Tendances automne 2024.
  20. En attendant la confirmation d'un ou deux possibles épisodes venteux sur le nord-ouest et/ou le golfe du Lion, voici un bref retour sur l'évaluation brute multi-modèle élargie au domaine européen (à gauche), nord-américain (à droite) des dernières tempêtes nous ayant impactées. On s'aperçoit de la plus grande difficultés à obtenir une « bonne » prévision pour les tempêtes Caetano, Bert et dernièrement Darragh à courtes échéances. Simulations de la pression réduite au niveau de la mer (MSL) à J+3 par rapport à l'observation. La prévision a été sensiblement meilleure pour le domaine de l'Amérique du nord (la cyclogénèse du 8 décembre sur Terre-Neuve a été difficile, d'où le pic ainsi qu'une forte cyclogénèse sur la côte ouest du continent et le Middle-west pour le 20 avec un pic secondaire*). Pour le Z500, la même constatation est identifiable en Europe, surtout pour Darragh. Spécifiquement pour IFS à J+3 : plages de couleurs = valeurs prévues à H72, valeurs bleues = vent moyen surestimé, valeurs rouges = vent moyen sous-estimé. 1/ Caetano 2/ Bert 3/ Darragh En revanche, à J+6 et compte tenu de l'échéance, les tempêtes Caetano et Darragh étaient mieux anticipées ; Bert l'était moins, avec un timing anticipée et un creusement plus intense. Côté Amérique du nord, les dépressions très creuses du 20 novembre* ont été plus difficilement simulées. * : analyse du 20 novembre
  21. IFS - ERA6 et éclipses solaires https://www.ecmwf.int/en/newsletter/181/news/solar-eclipses-ifs-forecasts-and-reanalyses
  22. Pour simplifier, la convection profonde sur le Pacifique, l'Atlantique et l'océan Indien équatoriaux suit un cycle de déplacements longitudinaux au-dessus des océans. Cette convection profonde, au-delà des orages sur les zones concernées, a une importance dans le rétablissement de l'équilibre thermique de l'atmosphère (air surchauffé de surface qui s'élève vers la haute troposphère -> fortes ascendances, fortes pluies, air froid de la haute troposphère s'abaissant vers la surface -> fortes subsidences, absence de pluies). Le contexte relatif à l'ENSO (El Nino / La Nina) réagit sur la MJO (Madden Julian Oscillation). Cette dernière est découpée en 8 phases (1 à 8 sur le graph) en fonction de sa progression vers l'est. Christophe Cassou a effectivement relié statistiquement les phases de la MJO aux séquences NAO+ et NAO- sur l'Atlantique. Grosso modo, certains régimes sur l'Atlantique apparaissent préférentiellement après une latence suivant la phase de la MJO. Le tableau donne 4 colonnes représentant les 4 grands régimes sur l'Atlantique et l'Europe : NAO+, NAO-, AR et BL. Les 8 lignes représentent les 8 phases de la MJO. Les jours en bas indiquent la durée de la latence. En orange lorsque le régime est exacerbé par la phase au bout de X jours, en vert lorsque le régime est inhibé par la phase au bout de X jours, d'après la climatologie utilisée. Par exemple, lorsque la MJO est en phase 1 au jour J, le régime NAO- tend à être plus fréquent après J+10 à 12 d'environ 30%. Le premier graph indique la phase prévue de la MJO : en violet, celles observées, en vert, celles prévues par GEFS (tous les modèles la prévoient). Actuellement en fin de phase 5, elle serait aux portes de la phase 7 dans deux semaines. Le tableau te permet de lire l'influence relative de ces phases sur nos régimes. En phase 5, on a une faible excitation du régime AR 6 à 10 jours après, ce qui correspond au week-end prochain avec effectivement cette possibilité. En phase 7, on a une forte excitation du régime NAO- 8 à 15 jours après. AR et NAO- étant plus facilement associés à un temps plus froid, la MJO est un indice souvent scruté par les amateurs de conditions hivernales. Il est à noter que : - il s'agit d'un lien statistique : ce n'est pas systématique et d'autres indices, synoptiques et éléments atmosphériques divers et variés peuvent augmenter ou réduire l'influence de ces corrélations. - plus la phase de la MJO est faible (dans ou proche du rond central sur le premier graph), plus la corrélation est affaiblie. Les influences notées par C Cassou s'observent surtout lorsque les phases sont nettes (vers l'extérieur du graph)
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