Sebaas

Contrer artificiellement le réchauffement climatique

Messages recommandés

tu as dut mal interpréter mes paroles.

le peak oil est la seconde baffle que l'on va se prendre, ou que l'on est déjà en train de se prendre, et celle la, pas moyen de l'éviter.

d'après les prévision de l'ASPO, on est soit en plein dedans, soit ça se produit au mieux dans 5/10 ans max (variable en fonction de l'économie mondiale, et donc de la demande).

vu la hausse du baril l'année dernière, j'ai tendance à penser que l'on est dans le pic, ou que nous l'avons dépassé et sommes rentré dans la déplétion scared.gif

ps: nous sommes hors sujet.

Bonjour

Effectivement , je pense que c'est pour cela qu'il faut augmenter rapidement le taux de la taxe (contribution carbone) et le plus vite possible pour éviter un écart de prix trop important de notre énergie fossile à court ou moyen terme.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
jeangab   

Bonjour

Effectivement , je pense que c'est pour cela qu'il faut augmenter rapidement le taux de la taxe (contribution carbone) et le plus vite possible pour éviter un écart de prix trop important de notre énergie fossile à court ou moyen terme.

je m'abstiens de vous répondre, car le sujet dépasserai très largement le cadre de ce forum, même si la question soulevée mérite ample réflexion.pour revenir au sujet initial, je pense personnellement qu'il faut arrêter de jouer à l'apprenti sorcier, la solution est connue de tous, il faut arrêter ou restreindre fortement notre consommation d'énergie fossile, se masquer la réalité par l'adjonction de particule soufrées dans l'atmosphère ne fait que rallonger artificiellement le délai, mais pas éviter le mur vers lequel nous fonçons de plus en plus vite.

commençons par changer nos habitudes énergivores avant de se demander comment les maintenir.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
sommeteo   

Bonjour je relance le sujet car celui-ci est de plus en plus d'actualité. On n'arrête pas de trouver des blogs et autres articles sur la géoingenieurie. Voici par exemple celui-ci.

En outre, un des thèmes le plus souvent abordé est celui des cottras d'avions appelés trainées chimiques par les auteurs. Voici un exemple

Dans mon entourage, j'entends de plus en plus de gens qui en parlent (élèves, famille et même un gars qui m'a interpellé depuis mon site internet à propos de mes photos de nuage).

Aucun argument scientifique bien sûr, on aurait vite fait de remiser ces auteurs dans la section "dérangés" . Mais voila, la multiplication des liens et débats autour de ce phénomène résultent-ils seulement d'une diffusion d'un hoax qui marche bien ou y-a-t-il ne serait-ce qu'un soupçon de vérité? L'article de Sébaas qui ouvre ce topic m'incite à penser qu'il y a des racines réelles à ces débats mais jusqu'où va la vérité et où commence le délire, je n'arrive plus trop à situer la limite....

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
starman   

Le danger c'est une rétroaction négative qui stabiliserait la température deux ou trois décennies et qui cacherait une explosion des températures ultérieure...

bon, supposons que les températures soient stables 2 ou 3 décennies, ce qui nous aménerait toujours aux alentours de 0.7 °C en 2040. Quand tu parles ensuite d'explosion ultérieure, tu imagines quelle valeur de la pente en °C/décennie ensuite ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
yo34   

Bonjour je relance le sujet car celui-ci est de plus en plus d'actualité. On n'arrête pas de trouver des blogs et autres articles sur la géoingenieurie. Voici par exemple celui-ci.

En outre, un des thèmes le plus souvent abordé est celui des cottras d'avions appelés trainées chimiques par les auteurs. Voici un exemple

Dans mon entourage, j'entends de plus en plus de gens qui en parlent (élèves, famille et même un gars qui m'a interpellé depuis mon site internet à propos de mes photos de nuage).

Aucun argument scientifique bien sûr, on aurait vite fait de remiser ces auteurs dans la section "dérangés" . Mais voila, la multiplication des liens et débats autour de ce phénomène résultent-ils seulement d'une diffusion d'un hoax qui marche bien ou y-a-t-il ne serait-ce qu'un soupçon de vérité? L'article de Sébaas qui ouvre ce topic m'incite à penser qu'il y a des racines réelles à ces débats mais jusqu'où va la vérité et où commence le délire, je n'arrive plus trop à situer la limite....

En effet c'est très dur de débattre de ça car il n'y a pas de vrai débat là-dessus, et malheureusement la seule réaction qui ressort face au gens qui proposent ces hypothèses (principalement les fameux chemtrails), c'est de dire que ce sont des allumés, plutôt que de les contredire scientifiquement sur le fond. Du coup ce débat n'a pas vraiment sa place sur ce forum à mon avis.

Après c'est certain que ces projets de géoingénierie existent, et que leur potentiel est énorme. J'ai un amis philosophe qui fait son mémoire de master sur ce que ça implique en terme d'éthique, et qui voit pas mal de docs officiels sur le sujet. D'ailleurs depuis peu c'est de moins en moins caché, vu qu'on a l'argument du réchauffement global qui justifie un peu l'emploi de ces méthodes. Pas mal de personnes prétendant avoir une connaissance scientifique pointue et suffisamment généraliste du monde ont écrit des bouquins sur des projets de remaniement total de notre environnement de vie, passant par le climat, mais aussi les écosystèmes, et pourquoi pas l'homme lui-même. Et pas mal d'argent de la NSF (National Science Fondation va là-dedans. Donc déjà le projet n'est pas que climatique et intègre d'autres domaines.

Mais voici la question que ça me pose surtout, d'un point de vue climatique: peut-on se permettre de tenter quelque chose via ces techniques alors qu'on ne modélisera jamais avec certitude leurs effets, ni ceux du réchauffement climatique?

D'ailleurs la simple formulation de cette question est déjà un peu biaisée car il faudrait plutôt parler de dérèglement climatique. C'est la seul chose qu'on peut éventuellement dire avec une certaine fiabilité. par contre les scénarios repris officiellement qui donnent un réchauffement exponentiel sur toute la planète excluent toute possibilité d'auto-régulation du climat terrestre, et notamment la possibilité d'une glaciation anticipée, même si le dérèglement se traduirait dans un premier temps par un réchauffement. Pourtant, à partir du moment où on ne sait pas comment vont réagir les climats terrestres face au dérèglement, je ne vois pas comment on peut espérer intervenir pour tenter de revenir à la "normale". Cette application technologique dépend donc de la capacité à faire admettre que l'on est sûrs du scénario climatique à venir.

Selon moi, on peut s'attaquer aux causes supposées du dérèglement, mais il est parfaitement vain de s'attaquer aux conséquences que l'on ne connait pas au delà du court terme, sans parler du système militaro-industriel qui soutient ces projet et de l'argent que ça brasserait (chose qui par ailleurs enlève encore de la crédibilité au bien-fondé scientifique et humaniste de ces projets technologiques).

A partir de là, il s'agit donc plus d'un débat politique et sociétal que climatologique.

Pour revenir aux particules de fer et montrer à quel point on ne sait pas ce qu'on fait en faisant ça, le premier point qui peut en faire un remède pire que le mal est le suivant. Les particules sont des nanotechnologies, ou plus précisément pour utiliser un terme scientifiquement plus correct, elle sont issues de techniques d'ingénierie atomique, visant à conférer aux particules des propriétés quantique qui n'existent qu'à l'échelle atomique et que l'on ne peut donc obtenir qu'en modelant les objets par une intervention atome par atome pour en modifier l'agencement.

Bref, ça c'était pour être sûr que vous sachiez bien de quoi on parle car les définitions grand public sont souvent très réductrices (c'est le cas de le dire). Donc un peu comme pour les OGMs, la particularité tient au fait que l'on intervient à une échelle à laquelle on n'intervenait pas avant, plus qu'à la nature finale de l'objet. Et comme pour les OGMs, on peine à observer à cette échelle l'ensemble des modifications induites par notre intervention. Et par conséquent, on peine à en connaître les effets secondaires.

Pour autant, aucune concertation digne de ce nom n'a été réalisée sur le sujet, et aucune réglementation ne contrôle l'utilisation de ces techniques. On conseille aux scientifiques travaillant dans ce domaine de se protéger au maximum, même si on n'a aucune idée de la protection qui serait efficace (ça doit être rassurant comme condition de travail!). Mais les produits utilisés (déjà dans plusieurs milliers de produits vendus en France) ne souffrent d'aucune contrainte et le seul registre qui les regroupe, est celui des brevets. Donc quant à utiliser des particules issues de ces technologies à grande échelle dans l'océan, n'en parlons même pas. Hormis le risque de produire des effets incontrôlables sur le climat dont on ne sait même pas comment il va évoluer sans notre intervention, on peut ajouter le risque poser par des particules disséminés dont on ne connait les effets réels ni sur l'équilibre chimique des mers, ni sur les écosystèmes, ni sur la santé humaine. Il en va de même pour les produits largués dans la haute atmosphère s'il se confirmait que ces essais sont déjà en cours (là par contre je ne sait pas s'il s'agit de "nanos" mais ça ne m'étonnerait pas vu les propriétés particulières qu'il leur faudrait).

Une belle folie donc, mais à ce qu'on m'a dit pour l'instant les premiers résultats des études sur la technique des particules de fer n'a rien donné de concluant quant au piégeage du CO2 (je recherche la source dès que possible).

Je finis par une illustration (presque humoristique) de l'absence de logique scientifique dans le discours officiel sur le sujet:

Les nanos (ingénierie à l'échelle atomiques) sont développées pour les propriétés particulières qu'elles confèrent aux matériaux ainsi créés, pourtant, ces matériaux ne présenteraient pas de risques et ne nécessitent pas d'évaluation car ils seraient "équivalents en substance" (les promoteurs des OGM en disent autant) à un matériau ne faisant pas appel à cette technique.

Donc il faut savoir, ou on a un matériau avec des propriétés différentes, et cela est éventuellement équivalent en composition (le fer reste du fer, à même concentration) mais pas en substance (constructions atomiques différentes)(http://fr.wikiquote.org/wiki/Nanotechnologie). Ou c'est équivalent en substance et ça n'a aucun intérêt puisqu'on ne fait rien de nouveau.

désolé j'ai été long, mais il faut bien savoir de quoi on parle dans cette affaire et quel sens prend la géoingénierie.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
oozap73   

Ce que je trouve assez incroyable pour ma part, c'est que les adeptes de la géoingénierie confirment le rôle du soleil dans la possibilité de rafraichir le climat (en créant artificiellement un effet d'albedo), mais nient ce rôle du soleil dans le possible réchauffement climatique actuel (ou le réduisent à peu de choses par rapport au rôle anthropique pré-supposé)...

Tout cela est pour le moins suspect, et quand on sait que les travaux de géoingénierie sont développés par des organismes militaires dans des programmes classés secret défense (la cour européenne a d'ailleurs exigé des informations claires à ce sujet), on peut sincèrement se demander quelles sont les visées réelles de toute ces affaires de climat.

En tout cas, seul un contrôle citoyen de tout ce dossier permettra d'y voir un peu plus clair, et d'éviter des opérations qui pourraient en effet détraquer, cette fois-ci pour de vrai, le climat, avec à la clé des gagnants et des perdants.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
vivi78   

bonjour,

la france essaye tant bien que mal de contrecarrer le réchauffement climatique, d'utiliser les énergies renouvelables et de faire des économies d'énergie (aides pour les énergies renouvelables, taxe sur les polluants, projet éolien, grenelle,...).

mais j'ai lu une étude du groupe nature publishing qui disait que les pays n'arriveront pas à se limiter à une hausse de température de deux degrés d'ici 2050, si on ne stoppe pas aujourd'hui tous les gaz à effet de serre.

alors que faire? faut-il revoir toutes les mesures écolo?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
sirius   

bonjour,

la france essaye tant bien que mal de contrecarrer le réchauffement climatique, d'utiliser les énergies renouvelables et de faire des économies d'énergie (aides pour les énergies renouvelables, taxe sur les polluants, projet éolien, grenelle,...).

mais j'ai lu une étude du groupe nature publishing qui disait que les pays n'arriveront pas à se limiter à une hausse de température de deux degrés d'ici 2050, si on ne stoppe pas aujourd'hui tous les gaz à effet de serre.

alors que faire? faut-il revoir toutes les mesures écolo?

Sans discuter de ce papier, il est clair que si la sensibilité climatique est de l'ordre de grandeur de ce que trouvent les chercheurs, le seuil des 2 C sera bien difficile à tenir puisque le charbon est et sera certainement de plus en plus utilisé.

Par contre ta question n'a rien de scientifique: elle est politique car les choix de société sont, par définition, politiques.

Le sujet, ici, est d'envisager des solutions techniques, leurs possibilités, leurs avantages et leurs inconvénients.

Il n'y a pas de solution technique miraculeuse, faut pas rêver

La première chose à faire serait évidemment d'éviter ce qui est une cause assurée de réchauffement, cad les émissions de GES parce que ça, c'est qq chose qu'on peut faire en principe (on peut pas éteindre le soleil ou en diminuer l'ardeur) mais ça a des inconvénients évidents et c'est bien plus facile à dire qu'à faire. On en discute /topic/40165-societes-humaines-et-evolutions-climatiques-a-venir/'>là

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
jujucav   

Si, en premier, on décidait de RE-Stocker les Éléments Carbonés au lieu de les Dé-Stocker comme l'homme le fait depuis 200 ans mais aussi, et, surtout, la nature elle même.

Je crois (de tête) que la nature échange à elle toute seule, 900 Gigatonnes de Carbone/CO2 (dans les 2 sens) alors que l'homme ne fait que produire 70 Gigatonnes de CO2 (hélas, dans un seul sens).

En clair, si l'homme empêchait, simplement, le pourrissement de 70 gigatonnes de carbone sous formes végétales en les stockant sous quelque forme que ce soit, l'échange serait équilibré et le problème résolu.

Faire des maisons en bois est un excellent concept, ça permet de stocker du Carbone.

Mais aussi, de façon plus moderne, fabriquer des matières plastiques permet de stocker du Carbone, voire même de le réutiliser.

Faire des routes en bitume, c'est également du stockage de Carbone.

Brûler le Charbon, le Lignite ou le fioul, c'est du dé-stockage.

C'est peut être dans les 900 Gigatonnes d'échanges de la nature elle même, qu'il faut chercher des solutions, pas forcément dans les 70 Gigatonnes de l'homme (méthode classique de résolutions de problèmes default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
skept   

Mais aussi, de façon plus moderne, fabriquer des matières plastiques permet de stocker du Carbone, voire même de le réutiliser.

Faire des routes en bitume, c'est également du stockage de Carbone.

Euh... je n'ai pas compris, là. Quand tu produit des matières plastiques ou que tu fabriques du bitume, tu commences par le déstockage (extraction) de la matière première carbonée. Et en plus, tu dépenses de l'énergie (souvent carbonée) pour l'extraction, la fabrication ou l'utilisation.

C'est peut être dans les 900 Gigatonnes d'échanges de la nature elle même, qu'il faut chercher des solutions, pas forcément dans les 70 Gigatonnes de l'homme (méthode classique de résolutions de problèmes ).

Cela fait partie des solutions envisagées : par exemple, fertiliser certaines eau océaniques pauvres pour augmenter la biomasse (plancton, algue, bactérie) qui absorbe le CO2. Mais comme toutes les techniques de géo-inégénierie, il y a des inconnues et des inconvénients :http://ioc-unesco.org/index.php?option=com_content&view=article&id=290:new-ocean-fertilization-publication&catid=16&Itemid=76

Sur cette question, on peut envisager trois problématiques : la GI est-elle condamnable sur le principe? Est-elle efficace et sûre ? Quand l'utiliser ?

Pour le premier point, je réponds personnellement non : si l'on accepte que l'homme provoque des déséquilibres (involontaires) dans son environnement, par certaines actions, on doit accepter qu'il mène des actions volontaires pour restaurer les équilibres. Le GI fait partie de ses actions volontaires. Sur le second point, c'est encore douteux : l'efficacité des techniques de GI les plus débattues n'est souvent que provisoire, et leur absence d'effet secondaire néfaste est très incertaine. Typiquement, quand il y a eu le Pinatubo, les régimes de mousson ont été affectés. Or 2 milliards de gens dépendent de ces régimes et comme refroidir artificiellement par aérosols revient un peu à faire du Pinatubo volontaire, c'est quand même une chose que l'on ne peut pas engager à la légère. Donc il faudra encore beaucoup de recherches et d'études pour trouver une GI maîtrisable et fiable, et prendre la responsabilité collective de l'exercer. Sur le troisième point, je réponds : en tout dernier ressort. S'il s'avère que le réchauffement climatique ou l'acidifcation des océans tendent vers leurs trajectoires les plus catastrophiques, et si les efforts pour les prévenir ont été insuffisants, ce sont un peu des solutions de la dernière chance. Mais comme on ne peut se reposer dessus (point précédent, elles sont pour le moment très incertaines), eh bien il vaut clairment mieux réfléchir à une autre stratégie fondée sur le couple prévention-adaptation.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
jujucav   

Euh... je n'ai pas compris, là. Quand tu produit des matières plastiques ou que tu fabriques du bitume, tu commences par le déstockage (extraction) de la matière première carbonée. Et en plus, tu dépenses de l'énergie (souvent carbonée) pour l'extraction, la fabrication ou l'utilisation.

Je me suis mal expliqué.

Si tu Dé-stockes des hydrocarbures pour les transformer en énergie, tu pollues bien plus que si tu les utilises pour faire du Re-stockage.

D'autant plus que dans tous les cas, tu consommes de l'énergie fossile pour ce dont tu parles (extraction, transformation, fabrication, transport).

En bout de chaine, le fait de re-stocker te rend forcément gagnant, imagine de brûler les bitumes au lieu de les étaler sur les routes (bon, c'est vrai qu'au Koweit, c'est ce qu'on fait pour dessaler l'eau de mer default_sad.png/emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20">)

PS : Pour le polypropylène, la transformation finale est souvent électrique et mécanique (moteur, compresseur, détendeur, four).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

C'est un bien beau débat qui est lancé là. Mais que ce soit des scientifiques qui l'ait initié me chatouille un petit peu. Quel est leur objectif ? Participer à la réduction du réchauffement / changement climatique de façon crédible ou bien avoir le max de ligne en leur honneur dans les revues / les JT / les parutions ??? default_dry.png

Parce que franchement, balancer des particules souffrées dans la haute atmosphère sur la base des résultats d'une éruption en 1991, c'est juste du grand n'importe quoi ! default_thumbdown.gif

Les gens qui lancent ces idées se penchent trop sur le "comment" (faire pour trouver une solution ?) au lieu du "pourquoi" (en sommes nous là ?).

En répondant à la deuxième question on confirmera vite que ce sont les consommations exponentielles d'énergies fossiles qui nous ont amenés à la situation actuelle. Donc c'est sur ce poste là qu'il faut travailler en priorité :

- limiter les consos de pétrole et gaz

- trouver des énergies de remplacement

- réussir à capter la carbone émis de façon naturelle (forêts,...) ou forcée (enfouissement)

La société actuelle a trouvé son équilibre avec le pétrole / gaz. Les pays producteurs vivent quasi exclusivement des pétro dollards (que seraient l'Arabie Saoudite, l'Irak, Le Nigéria, l'Algérie,... sans ces ressources ? ) et appuient à fond le lobbying pour certains (la Russie serait dans le tiers monde sans son gaz à profusion). Les autres, consommateurs, arrondissent leur budget grâce aux diverses taxes (pas besoin de chercher plus loin que le Litre à 1.50€ chez votre pompiste habituel).

Les énergies renouvelables restent une mode pour le moment qui permet de de se donner bonne conscience et de diminuer sa fiche d'impôts. Basculer vers les énergies renouvelables comme source principale entraînerait une mutation profonde de l'économie mondiale. Et ça les politiques n'y sont pas prêts... D'ailleurs je serai curieux de voir un gouvernement Socialiste + verts gérer le gisement Guyanais dans un prochain quinquennat s'il s'avérait que la France pourrait mettre la main sur des millions de mètre cubes d'or noir. default_innocent.gif je ne crois pas qu'il cracherait dessus malgré les beaux dicsours de façade...

Idem pour les forêts. Il faudrait se procurer des chiffres précis, mais à mon avis l'abbatage des forêts primaires tropicales est autant dû au lobbying agricole qu'au réel besoin en matière première. On saccage des milliers d'hectares de bois rares pour planter du soja, du maïs (là où il n'est pas fait pour pousser en plus), du palmier à huile,... la folie des grandeurs agricoles nous prive d'une source de captage inépuisable de carbone. J'habite une région assez concerné par le phénomène puisque la plaine d'Alsace est très peu boisée et envahie de champs de maïs, plante qui n'est absolument pas adaptée à la pluviométrie locale alors on pompe la nappe phréatique rhénane (mais c'est un autre débat). Quand les pays "développés" consommeront juste et feront de l'anti gaspillage une doctrine, alors on pourra faire reculer les champs pour planter des arbres !

Tout ça pour dire qu'on n'abordera jamais le fond du problème tant que la macro économie dictera les choix politiques. Et dans le fond je suis persuadé qu'un groupe comme Total est déjà préparé à l'après pétrole, plus qu'on ne le croit. Il "suffirait" que les grandes puissances (USA, Canada, Chine, France, Allemagne, Brésil, Inde,...) poussent dans le même sens pour faire basculer les choses et imposer une nouvelle pensée au monde entier.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
sirius   

C'est un bien beau débat qui est lancé là. Mais que ce soit des scientifiques qui l'ait initié me chatouille un petit peu. Quel est leur objectif ? Participer à la réduction du réchauffement / changement climatique de façon crédible ou bien avoir le max de ligne en leur honneur dans les revues / les JT / les parutions ??? default_dry.png

Euh..... si je comprends bien ton avis, ça serait aux gens qui n'y connaissent rien de proposer des solutions?

Je caricature mais c'est bien aux scientifiques d'imaginer des solutions et de déterminer ou d'estimer l'efficacité de ces solutions et leurs effets secondaires .

Dans le cas des aérosols, skept a cité l'effet sur la mousson mais il ya pire: l'effet sur la couche d'ozone. de plus, la durée de vie des aérosols soufrés est de seulement qq années. Il faut donc renouveler le stock régulièrement.

Ces inconvénients là, il ne me semble pas les lire dans ton message. Ce sont les scientifiques qui peuvent le faire

Ensuite, c'est aux citoyens de faire des choix mais si on demande aux militants ou aux politiques les évaluations techniques ou, pire, des idées de solution, on est franchement mal barrés.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

un article paru sur le site du Monde, aujourd'hui : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/20/enfouir-pour-mille-ans-le-gaz-carbonique-ce-n-est-pas-si-simple_1688568_3244.html

le stockage de CO² en profondeur n'est peut-être pas si sûr et efficace... une jeune fracture géologique de 12km de long s'est ouverte près d'un site de stockage en mer du nord

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

un article très intéressant sur le monde : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/10/contrarier-artificiellement-le-rechauffement-provoquerait-des-secheresses_1731598_3244.html

une étude montre qu'en cas de développement d'une géoingénierie contrant le réchauffement climatique en abaissant le rayonnement solaire de 4 à 5% (grâce à des particules réfléchissantes), le climat se retrouverait en grande partie soumis à une baisse drastique des précipitations.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonjour à tous,

Voici ce que j'écrivais en juillet 2007 (il s'agissait en réalité d'une mise à jour d'un article écrit deux ans plus tôt):

La dérive climatique, un risque majeur ?

(8-7-2007)

Tout le monde a entendu parler de la tendance au réchauffement due à l’accroissement de l’effet de serre. En 2001, la plupart des gouvernements de la Terre ont approuvé le protocole de Kyoto, destiné à réduire très légèrement (5,5% environ) l’émission de gaz à effet de serre dans les pays industriels à compenser ainsi partiellement l’accroissement de ces mêmes émissions par les nouveaux pays industriels. Un objectif bien modeste face à l’enjeu que représente l’avenir de notre planète…

Or une simple stabilisation de l’émission des gaz à effet de serre risque d’être insuffisante pour empêcher une dérive climatique qui pourrait s’avérer catastrophique à très brève échéance (vers 2050), deux générations tout au plus ! Donc pendant notre durée de vie ou celle de nos enfants et pas à l’horizon 2100 !

Je vais essayer de résumer simplement l’essentiel de ce qui risquerait malheureusement d’advenir, à défaut d’une prise de conscience suffisante et de mesures adéquates :

Il est fort probable que la dérive climatique, d’abord lente et irrégulière, s’accélérera progressivement si rien de sérieux n’est entrepris pour réagir.

La banquise polaire arctique

a perdu plus de 40% de son épaisseur en 40 ans, de la décennie 1960 à la décennie 2000. Ainsi réduite, amincie et fragmentée, elle n’a plus qu’à peine un peu plus de 1,5 mètre d’épaisseur en moyenne ! Par ailleurs, en 2005, la superficie estivale de la banquise (area) s'est réduite d’environ 600 000km² par rapport à l'année précédente. Et ce n’est pas tout : fin août 2005, pour la première fois, les passages nord-est et nord-ouest à travers l'Arctique

se sont trouvés pratiquement libres de glaces, en avance sur toutes les prévisions officielles. Et cette situation s’est renouvelée à la fin de l’été 2006. Avec un nouveau recul de plus de 300 000 Km², la banquise ne couvrait alors plus que 5,5 millions de Km² contre 8,5 en moyenne avant l’an 2000.

Actuellement, début juillet 2007, la superficie (area) de glace de la banquise est aussi faible que l’an passé à pareille époque, en dépit du fait que le soleil soit au minimum d’activité de son cycle et le courant froid temporaire « La Niña » au plus fort de sa puissance dans le Pacifique Nord. Dans ces conditions, il est très probable qu’à la fin de l’été 2007 cette superficie verra son déficit s’aggraver encore de plusieurs centaines de milliers de Km² par rapport à l’année dernière.

D’ici une vingtaine d’année, l’essentiel de la banquise pourrait ainsi avoir disparu en été.

Simultanément, on a constaté au cours de l’été 2005 une considérable accélération du dégel du permafrost

en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada. Pour la seule Sibérie occidentale, dont la température moyenne s’était accrue de 3°C en quarante ans, un million de km² (!) de ces terres jusque là "éternellement" gelées ont commencé à dégeler, transformant la toundra en "fontaine de carbone" (CH4). Un phénomène qui avait commencé à prendre de l’ampleur voici 3 ou 4 ans et qui s’est trouvé considérablement aggravé par la transmission en profondeur des calories par les eaux de dégel réchauffées par le soleil estival. La reprise sur des superficies considérables de la fermentation bactérienne (réaction exothermique) qui s’ensuit empêche maintenant ces sols de regeler en profondeur, même durant le glacial hiver sibérien.

Plus au sud, la température des eaux de surface de l'Atlantique, de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique augmentait en 2005 de 2°c par rapport à l'année précédente, et la chaleur latente provoquait une arrivée précoce et un renforcement de la saison des cyclones... Un phénomène qui ne s’est pas renouvelé dans cette région en 2006 en raison de l’apport exceptionnel de sable et de poussière du Sahara par les vents, mais qui a alors touché le Pacifique, de l’Australie aux Philippines.

Un second seuil de l'évolution climatique est donc probablement maintenant enclenché, caractérisé par l’importance des rétroactions « positives » de la nature au réchauffement en cours.

Vers la fin de l'été 2025, à quelques années près, l'essentiel de la banquise arctique pourrait avoir disparu, bien plus tôt que ne le prévoyaient la plupart des climatologues. D’où accélération de la montée en température des eaux, dès que le « glaçon » aura fondu dans le « verre d’eau », d’autant plus que les rayons du soleil ne seront plus alors réfléchis par les glaces (l’albédo des eaux libres est de seulement 20% contre 80% pour la glace).

A la suite de cette disparition estivale, un réchauffement de l’eau de l’océan glacial arctique et du nord de l’atlantique de seulement 1 à 3 degrés pourrait suffire à gazéifier progressivement les immenses gisements de clathrates

– molécules de méthane enrobées dans de la glace d’eau - qui tapissent ces océans et particulièrement les contreforts des plateaux continentaux. Et cela sans compter le méthane et le gaz carbonique qui commencent à être libérés par le dégel du permafrost de Sibérie et d’Alaska. Or, à masse égale, le méthane est 23 fois plus « efficace » à l'échelle du siècle que le gaz carbonique comme gaz à effet de serre et est déjà responsable de 18% de l’accroissement de la température mondiale. D’où une accélération de plus en plus rapide du réchauffement, au fur et à mesure que des gisements de clathrates plus nombreux se gazéifieraient.

Même la fonte progressive et déjà enclenchée des glaces du Groenland risque de n’y rien changer. L’affaiblissement du Gulf Stream, censé refroidir les hivers européens, ne nous assurerait tout au plus qu’un sursis de quelques années.

On invoque souvent le « principe de précaution » à propos de risques infiniment moins menaçants. Ce principe est parfois invoqué pour des choses susceptibles de rendre malade une personne sur un million et pour des éventualités improbables, aboutissant ainsi à des mesures parfois ridicules et dommageables pour de nombreuses personnes (Pensez à l’invraisemblable interdiction de vente dont ont été victimes pendant des mois les ostréiculteurs d’Arcachon à la suite du ridicule « test de la souris »). Ne serait-il pas par contre judicieux de l’appliquer ici pour réagir contre cette situation autrement plus grave ? D’abord en menant sans délai les études plus complètes indispensables, par exemple sur les clathrates et la « bombe à retardement » qu’ils constituent. Ensuite en prenant les mesures indispensables pour réduire réellement les émissions de gaz à effet de serre, pour économiser énergie et matières premières et pour protéger notre environnement.

Il y a d’autant plus urgence que s’ajouteraient, dans la pire des hypothèses, les remontées de gaz carbonique des océans, entraînées par le méthane redevenu gazeux comme cela s’est produit lors du drame du lac Nyos au Cameroun en 1986, la réduction de l’albédo (taux de réflexion des rayons solaires) des surfaces dégagées de glaces, la diminution de la photosynthèse en raison des incendies de forêt qui se multiplieraient avec la généralisation future de la canicule, la bombe à retardement que constituent les gaz fluorés utilisés dans les systèmes de réfrigération (climatiseurs, frigos, congélateurs…) et certaines applications industrielles (électronique, électrolyse de l’aluminium, etc.), de 1300 à 23900 fois plus « efficaces » que le gaz carbonique pour l’effet de serre, etc. Et la liste est loin d’être close.

Quand aux effets contraires, il ne faut pas trop compter dessus si ce scénario s’enclenche : la réserve de glace du Groenland est beaucoup trop faible pour contrecarrer sérieusement le processus de réchauffement et une augmentation de l’albédo terrestre par les nuages risquerait d’être longtemps trop limitée pour apporter une compensation. Si d’ailleurs il devait en être autrement, cela pourrait signifier qu’une évaporation importante des océans aurait commencé, ce qui augmenterait la pression barométrique, elle-même source de chaleur. Et de plus la vapeur d’eau est elle aussi un très efficace gaz à effet de serre…

Alors comment agir pour éviter que la Terre risque de devenir un enfer peut-être mortel pour nous, pour nos enfants et pour de nombreuses espèces animales et végétales?

D’abord que chacun fasse son possible, notamment en ce qui concerne les nécessaires économies d’énergie. Ensuite, comme le demande Nicolas Hulot, faire d’une politique de lutte réellement efficace contre l’effet de serre le critère principal des choix politiques (Bush, avec son refus obstiné de la ratification des accords de Kyoto prend le risque de condamner peut-être à mort nos enfants et la vie sur la Terre). Il faut que les scientifiques et les associations qui mènent déjà le combat pour la lutte contre l’effet de serre intensifient leur action. Il faut aussi que les industriels et les autorités qui disent se préoccuper de notre avenir poussent en avant les vraies solutions techniques pour garantir notre avenir et le développement durable.

Un des débuts de solution possible pourrait être ainsi de produire de l’énergie électrique à bas coût et totalement non polluante, sans déchets de quelque sorte que ce soit, en utilisant des sources d’énergie naturelles et renouvelables, et même avec la possibilité de réduire la pollution d’autres activités en réutilisant leurs calories perdues. Ce n’est pas une utopie : les tours aérogénératrices, dont le brevet a été récemment déposé par ses deux concepteurs, Paul Alary, vice-président de l’Action pour le Développement Durable (ADD), et moi-même, peuvent contribuer à la solution, parmi toutes les idées que pourront avoir industriels, scientifiques, particuliers et associations. Dans le combat pour l’environnement, nous pouvons tous faire quelque chose et chacun a besoin des autres acteurs pour être efficace.

Que sont les tours aérogénératrices ? Il s’agit d’une structure optimisée pour obtenir massivement de l’énergie à partir de la combinaison de plusieurs forces et effets naturels (effet de serre, effet Venturi, force de Coriolis, effet cheminée, éventuellement le vent) et de la récupération de basses calories fournies par la géothermie ou issues d’activités industrielles et de centrales électriques, augmentant sérieusement la production de ces dernières tout en réduisant leur pollution. Si l’on sait qu’actuellement dans le monde plus de 60% de l’électricité est produite par les énergies fossiles qui constituent la source principale d’émission de gaz à effet de serre, cette technologie nouvelle pourrait apporter une contribution essentielle à la lutte contre le réchauffement climatique.

Des possibilités existent également dès maintenant dans d’autres domaines, tels le transport terrestre (véhicules électriques, moteur à air comprimé, pile à combustible, biocarburants, réorganisation des systèmes de transport...)

Les solutions techniques existent donc. Il est seulement nécessaire de tout faire, chacun à son niveau pour ne plus perdre de temps, car il y a urgence absolue.

Ces idées, les faits sur lesquels elles s'appuient, les prévisions auxquelles elles amènent, ont été développées dans un ouvrage de synthèse: "Terre, fin de partie?

", publié par les éditions Eons (collection « Eons Dossiers »).

Alain Coustou

Maître de Conférences à l’Université Montesquieu-Bordeaux 4

Chercheur associé à l’UMR Université-CNRS des Sciences de l’Environnement

Chargé du cours de Master « Forêt, développement durable, climatologie »

(Depuis lors, la legislation sur l'utilisation de gaz industriels potentiellement dangereux pour la couche d'ozone et le climat a encore été renforcée et l'industriel indien Tata (numéro 1 pour la construction automobile dans son pays) a racheté le brevet de Guy Nègre concernant le projet de voiture à air comprimé, a perfectonné le concept pour en accroitre l'autonomie, a construit une usine dédiée et a présenté (début septembre 2012) le premier véhicule à air comprimé destiné à une production en grande série.

La technologie peut donc apporter des solutions au moins partiellesqui pourraient limiter les conséquences de la dérive climatique, en dépit du point de non-retour qui a probablement été atteint;

Alain (en retraite et en proie à de graves ennuis de santé qui l'empêchent malheureusement d'intervenir plus souvent sur les forums d'IC)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Synok   

Merci, Alain, de nous rappeler ces faits.. !

2012 marque une nouvelle etape de ce qui est en train de se produire..

J'espere pour nos enfant qu'il n'est pas trop tard.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Alors comment agir pour éviter que la Terre risque de devenir un enfer peut-être mortel pour nous, pour nos enfants et pour de nombreuses espèces animales et végétales?

Bonjour Alain,

On est beaucoup à avoir noté ton anticipation peut-être réaliste des choses sur la fragilité de certaines composantes climatiques.

Au niveau du "comment agir", il faudrait déjà que la société ait envie d'agir. Si elle ne veut pas, on ne pourra pas la forcer... Actuellement la société est plus sur la voie de l'adaptation que de la prévention (cf topic pôle et biodiversité)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
sirius   

Bonjour Alain,

On est beaucoup à avoir noté ton anticipation peut-être réaliste des choses sur la fragilité de certaines composantes climatiques.

Au niveau du "comment agir", il faudrait déjà que la société ait envie d'agir. Si elle ne veut pas, on ne pourra pas la forcer... Actuellement la société est plus sur la voie de l'adaptation que de la prévention (cf topic pôle et biodiversité)

Ca serait déjà pas mal, si on pensait à s'adapter. En fait, on pense surtout à tout faire pour prolonger le plus longtemps possible le modèle de développement actuel basé sur l'énergie pas chère parce qu'on n'en connaît ou n'en imagine pas d'autre.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonjour Alain,

Content de te revoir ici ; j'espère que ta santé va s'améliorer. default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Pour ma part et concernant ce sujet, je suis très pessimiste...

Et quand je vois que le Canada s'est retiré du protocole de Kyoto, j'ai vraiment honte de ce pays d'inconscients et d'égoïstes !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Si déjà nous pensions a développer des énergies renouvelable viable, c'est malheureux de voir que nous brûlons le pétrole ainsi alors que c'est un composé chimique qui peut s'avérer utile pour tant d'autre choses, idem pour le chauffage au gaz etc ...

Et si on pensais a reboiser les forêts un peu partout dans le monde ?

Plein de solutions, un truc tout cons, les fenêtre captent la lumière, si elles pouvaient la transformer en énergie ce serait une chose de plus.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Pour ma part et concernant ce sujet, je suis très pessimiste...

Et quand je vois que le Canada s'est retiré du protocole de Kyoto, j'ai vraiment honte de ce pays d'inconscients et d'égoïstes !

Bonsoir à tous,

En fait les "impératifs" économiques l'ont manifestement emporté sur toute autre considération.

L'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta a fait du Canada le fournisseur étranger de "pétrole" numéro un des States..

Mais à quel prix pour l'environnement ! Des centaines de km2 ont d'ores et déjà été ravagés et définitivement pollués. L'horreur absolue !

J'en suis d'autant plus désolé que je connais bien le Canada (surtout le Québec et l'Ontario) et que j'ai adoré ce pays avec lequel j'ai jadis négocié des accordss de coopération culturelle pour le compte du Centre Universitaire de Douala que je présidais alors...

Comme l'écrit fort justement Sirius, "on pense surtout à tout faire pour prolonger le plus longtemps possible le modèle de développement actuel basé sur l'énergie pas chère parce qu'on n'en connaît ou n'en imagine pas d'autre" Et la technologie, qui pourrait contibuer à nous apporter des solutions au moins partielles pour limiter les dégats, est ici utilisée pour aggraver la situation de l'environnement.

Amicalement à tous et merci pour vos bons voeux de santé,

Alain

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
rico   

Il faut maintenant agir vite pour contrer ce réchauffement avant qu'il ne soit trop tard. On voit bien que limiter seulement les GES ne suffiront plus, et de toutes il n'y a même de volonté politique forte devant les impératifs économiques et financiers qui ont pris le dessus sûr le reste. Il faut peut être maintenant penser à trouver des solutions "actives" et plus seulement des pseudo-solutions partielles et passives. Développer la recherche et les études de façon à limiter le réchauffement climatique.

Par exemple, augmenter artificiellement l'albedo, capturer et stocker les GES, protéger et créer des coraux, "reforester", et en ultime possibilité positionner un gigantesque miroir en orbite pour cacher une partie des rayons solaires vers le pôle nord l'été et aider à la reconstitution de la banquise et inverser la rétroaction actuelle. En tout cas il faut agir vite, j'espère que nos politiques vont agir vite... Et arrêter d'obeir aux marchés financiers...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Perso je préfère l'adaptation à la géo-ingénierie. Pour la géo-ingénierie en tous cas, si passage à l'acte il devait y avoir un jour, je demande un référendum ! J'imagine une grande décision d'obscurcir le ciel avec des nuages sulfatés... sponsorisée par les offices du tourisme !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Synok   

Merci pour le cote "fleur bleu", cela faisait longtemps !

Bon, plus serieusement.. on ne parle pas de quelques especes ;

Pour les poles : http://www.cnrs.fr/c...ernative14.html

Pour le reste :

Au niveau biologique et écologique, un consensus scientifique a été atteint sur les points suivants :

  • Le bilan global du réchauffement climatique en termes de biodiversité sera négatif selon un certain nombre d'études122,123,124 et selon le consensus du quatrième rapport du Giec qui envisage la disparition de 40 à 70 % des espèces évaluéesa 9 ; certaines espèces verront peut-être (et éventuellement provisoirement) leur population et leur aire de répartition augmenter (par exemple pour la marmotte à ventre jaune125).
  • certains systèmes naturels seront plus affectés que d'autres par le réchauffement planétaire. Les systèmes les plus sensibles seraient : les glaciers, les récifs coralliens, les mangroves, les forêts boréales et tropicales, les écosystèmes polaires et alpins, les prairies humides. Le blanchissement des récifs coralliens a été observé pour la première fois dès 1979 dans les Antilles126. Ce phénomène s'est développé régulièrement dans l'espace et le temps à des échelles toujours plus grandes, par exemple à l'échelle de l'océan Indien en 1998127. Si le réchauffement continue au rythme actuel, on craint une extinction de masse des récifs coralliens à l'échelle planétaire à partir de 2015 / 2020 ;
  • les dommages causés aux systèmes naturels, que ce soit par leur ampleur géographique ou leur intensité, seront proportionnels à l’intensité et à la rapidité du réchauffement planétaire.

Conséquences négatives pour l'humanitéLe Giec prévoit des conséquences négatives majeures pour l'humanité au XXIe siècle :

  • une baisse des rendements agricoles potentiels dans la plupart des zones tropicales et subtropicales ;
  • une diminution des ressources en eau dans la plupart des régions sèches tropicales et subtropicales ;
  • une diminution du débit des sources d'eau issues de la fonte des glaces et des neiges, suite à la disparition de ces glaces et de ces neiges.
  • une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies torrentielles, les tempêtes et les sécheresses, ainsi qu'une augmentation de l'impact de ces phénomènes sur l'agriculture ;
  • une augmentation des feux de forêt durant des étés plus chauds ;
  • l'extension des zones infestées par des maladies comme le choléra ou le paludisme. Ce risque est fortement minimisé par le professeur spécialiste Paul Reiter128 mais le gouvernement du Royaume-Uni fait remarquer que ce professeur a choisi d'ignorer tous les rapports récents qui le contredisent129 ;
  • des risques d'inondation accrus, à la fois à cause de l'élévation du niveau de la mer et de modifications du climat ;
  • une plus forte consommation d’énergie à des fins de climatisation ;
  • une baisse des rendements agricoles potentiels aux latitudes moyennes et élevées (dans l'hypothèse d'un réchauffement fort).

Conséquences positives pour l'humanitéElles sont aussi associées au réchauffement prévu au XXIe siècle :

  • une plus faible mortalité hivernale aux moyennes et hautes latitudes ;
  • une augmentation éventuelle des ressources en eau dans certaines régions sèches tropicales et subtropicales ;
  • une hausse des rendements agricoles potentiels dans certaines régions aux latitudes moyennes (dans l'hypothèse d'un réchauffement faible) ;
  • l'ouverture de nouvelles voies maritimes dans l’arctique canadien suite à la fonte des glaces dans le passage du Nord-Ouest130.

Il faut pas aller chercher tres loin : http://fr.wikipedia....ment_climatique

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité
Ce sujet ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.