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Suivi de la secheresse


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Saint-Saturnin-Lès-Avignon, Vaucluse
Il y a 14 heures, Babarskaja a dit :

 

Méthodologie LCM : 

Tout département ayant au moins un secteur en état de crise est considéré comme entièrement en crise. 

Excessif et malhonnête.

 

Méthodologie propluvia : 

Un secteur est considéré comme étant en crise si le piézometre référence affiche un niveau en dessous du seuil de crise.

Insuffisamment précis.

 

Dans les 2 cas on s'éloigne de la réalité du terrain,mais pas pour les même raisons.

 

Pour une fois je ne trouve pas ça particulièrement choquant, les 3/4 des médias relaient avec les départements entier, et d’ailleurs sur le site de propluvia ça ne fait pas longtemps que l'on ne peut plus voir une image de ce type.

Dans le cas de LCM je pense que c'est parce qu’ils veulent mettre leur infographie, et que représenter la totalité des zones serait bien trop complexe, surtout sur une image qui n'est pas assez précise pour y faire un zoom.

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Bonjour,   Reprenons un peu le cours de ce topic dédié au suivi de la sécheresse, avec un petit point photo réalisé le week-end dernier et cette semaine sur le secteur des Vosges et du piémo

Bonjour,   Voici un état des lieux dans l'est de la Creuse et l'ouest du Puy-de-Dôme, où les vagues de chaleur et de sécheresse se succèdent depuis quatre étés.   Quelques chiffres

Situation désastreuse sur le piémont vosgien côté alsacien, après des semaines sans pluie significative et les fortes chaleurs de ce mois d'août. C'est donc depuis 2015 au moins le 5ème été qui voit l

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Wépion (Namur) - BELGIQUE

Impressionné par la sécheresse aux Lacs de l'Eau d'Heure (botte du Hainaut à cheval entre les provinces de Hainaut et Namur).

Les cumuls depuis le début de la canicule d'août ne dépassent généralement pas les 35 mm. La première décade de septembre se termine elle avec 2-3 mm max.

Pas encore cette année que septembre ressemble à un mois de septembre classique...mais qu'est-ce que le classique finalement ? ...

 

200910053149560519.jpg

 

200910053150170005.jpg

 

A noter que si les plages sont normales en fin d'été là-bas, on voit quand même bien que le niveau est un peu plus bas que la normale (pour les connaisseurs). Ici c'est une avancée dans l'eau, normalement l'eau touche la terre.

20091005315291626.jpg

 

A noter en plus de cela qu'il fait encore assez chaud...

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Saint André de Corcy (01- Ain) 310m d'altitude au cœur des étangs de la Dombes

Bonjour,

 

Ici nous avons finalement eu la chance de voir tomber 23mm le 27 août offrant un petit répis à la végétation mais de courte durée. Depuis, le soleil, le vent et la chaleur on rapidement rendus la situation identique à celle du mois d'août. L'herbe n'a même pas pu reverdir.

Cependant, avec cette pluie de fin août, le cumul annuel franchis enfin les 300mm avec 303,4mm exactement au compteur.

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Bonjour,

 

pas de souci de sécheresse pour le moment sur le département en terme de réserve. Le niveau des barrages est d'ailleurs le plus élevé depuis le début des relevés graphiques affichés sur le site Vendée eau, soit une douzaine d'années.

 

En revanche, souci de sécheresse en surface qui gagne en profondeur sur 1/3 est du département, avec des perturbations instables qui ont remonté vers la Loire Atlantique sans s'étendre vers l'est courant août.

On constate donc des arbres qui roussissent de plus en plus, aux endroits habituels en cas de sécheresse, rien de bien méchant à ce stade, donc sont concernées les zones en pentes et rocailleuse, ailleurs là où il y a du sol pas de souci pour le moment, les zones où les arbres sont parfois séculaires ne sont pas touchées. On a donc par zone, des frênes, des tilleuls, des châtaigniers, des peupliers, rares chênes qui fatiguent. Evolution à suivre donc.

 

L'herbe qui avait reverdi est de nouveau bien grillé d'ailleurs.

On verra si l'option orageuse se concrétise à partir du milieu de semaine prochaine, peu marquée sur nombres de sorties, et si elle arrive à gagner vers l'est ,ou bien si comme en août elle remonte surtout le long du trait côtier sur les 50 premiers km de large en gros.

 

Capture_jpy4.PNG

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Bonjour, 

 

Sécheresse estivale bien marquée sur la Baie des Anges avec un total de 10,8mm de precipitation sur les 3 derniers mois glissants (15 juin au 15 septembre - station Nice Aéro).

 

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montois (Donnemarie-dontilly) dans l'Est 77, paris 7 parfois

En effet c'est bien là la grande question. Ces trois étés marquent les mémoires et celui-ci est le pire des 3. 

Comme autre triplette, mais "moins pire", je lis sur le graphe 89, 90, 91.

 

Ce dans un contexte où la tendance globale des pp estivales ne tend pas franchement vers le bas, quoique c'est visible localement comme St Dizier, mais qui va vers le sec car T en hausse.

 

Boule de cristal pour l'été prochain, mais franchement s'il est pareil ça va faire mal. Déjà que ça a fait bien mal. 

 

Sinon et outre ces "banalités", mf vient de publier son bulletin hydro, téléchargeable en actu. 

Outre une description de la sécheresse actuelle (qui n'évite que l'ouest et les Alpes) on y voit comme évoqué ici la situation critique de la haute-Marne et de la Meuse cet été, et celle de l'Allier depuis 3 ans. 

 

Edited by edd
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Siorac en Périgord (83 m), Périgord Noir <3, Le Buisson de Cadouin (65 m) pour le travail

Dans la continuité de ce qu'avait publié @thib91 l'autre jour, j'ai eu l'idée de faire de même pour la France en récupérant les valeurs des bilans saisonniers de Météo-France.

 

Voilà ce que ça donne :

 

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Sur le temps long (toute la période de mesures) on observe une tendance nette au réchauffement avec globalement : les années 60/70 sous les 19°C, les années 80/90 entre 19 et 20,5°C, les années 2000 (jusqu'en 2014) sans tendance aussi franche avec un éclatement des données (mais avec quelques années beaucoup plus chaudes et aucune année vraiment fraîche) et une dernière série 2015-2020 beaucoup plus chaude.

En revanche, toujours sur l'ensemble de la période, l'évolution sur la pluviométrie est beaucoup moins franche : les moyennes décennales oscillent toutes entre 175 et 200 mm. Mais encore une fois, la période 2015-2020 se détache assez nettement avec moins de 170 mm. Surtout que ce constat sur les 6 dernières années est largement tempéré par les bilans souvent assez positifs du mois de juin. Nul doute que si on faisait ce constat sur la seule période juillet-août, la tendance à l'assèchement serait plus prononcée.

La répétition d'étés chauds et secs dans l'époque récente est déjà une tendance suffisamment inquiétante, mais elle l'est devenue d'autant plus que ceux-ci se sont enchaînés sans aucun répit.

 

Aujourd'hui on est tous d'accord pour dire que le "choc" que subit la végétation partout en France (et à fortiori dans les régions du Centre au Nord-Est) est réel et qu'il est dû à une conjugaison de deux facteurs principaux : déficits pluviométriques + sécheresse accentuée par des températures plus élevées (évapotranspiration plus importante).

Mais il est difficile de quantifier l'intervention d'autres facteurs souvent liés à l'état des paysages en été : importance des sécheresses printanières (voire même hivernales), importance des nuisibles et des maladies (souvent dus au réchauffement mais pas toujours)...Mais aussi d'autres facteurs météorologiques comme la fréquence du vent, l'augmentation de l'ensoleillement en saison chaude ou encore la teneur en humidité de l'air selon le régime de temps...

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Il y a 2 heures, acrid vintaquatre a dit :

Dans la continuité de ce qu'avait publié @thib91 l'autre jour, j'ai eu l'idée de faire de même pour la France en récupérant les valeurs des bilans saisonniers de Météo-France.

 

Voilà ce que ça donne :

 

 

 

Sur le temps long (toute la période de mesures) on observe une tendance nette au réchauffement avec globalement : les années 60/70 sous les 19°C, les années 80/90 entre 19 et 20,5°C, les années 2000 (jusqu'en 2014) sans tendance aussi franche avec un éclatement des données (mais avec quelques années beaucoup plus chaudes et aucune année vraiment fraîche) et une dernière série 2015-2020 beaucoup plus chaude.

En revanche, toujours sur l'ensemble de la période, l'évolution sur la pluviométrie est beaucoup moins franche : les moyennes décennales oscillent toutes entre 175 et 200 mm. Mais encore une fois, la période 2015-2020 se détache assez nettement avec moins de 170 mm. Surtout que ce constat sur les 6 dernières années est largement tempéré par les bilans souvent assez positifs du mois de juin. Nul doute que si on faisait ce constat sur la seule période juillet-août, la tendance à l'assèchement serait plus prononcée.

La répétition d'étés chauds et secs dans l'époque récente est déjà une tendance suffisamment inquiétante, mais elle l'est devenue d'autant plus que ceux-ci se sont enchaînés sans aucun répit.

 

Aujourd'hui on est tous d'accord pour dire que le "choc" que subit la végétation partout en France (et à fortiori dans les régions du Centre au Nord-Est) est réel et qu'il est dû à une conjugaison de deux facteurs principaux : déficits pluviométriques + sécheresse accentuée par des températures plus élevées (évapotranspiration plus importante).

Mais il est difficile de quantifier l'intervention d'autres facteurs souvent liés à l'état des paysages en été : importance des sécheresses printanières (voire même hivernales), importance des nuisibles et des maladies (souvent dus au réchauffement mais pas toujours)...Mais aussi d'autres facteurs météorologiques comme la fréquence du vent, l'augmentation de l'ensoleillement en saison chaude ou encore la teneur en humidité de l'air selon le régime de temps...

 

Je précise que c'est @Aldébaran qui a introduit le premier ce type de graphique sur le forum.

Sinon ok avec ton diagnostic.

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Wépion (Namur) - BELGIQUE

En Belgique, on surveille évidemment aussi cette sécheresse de près, plusieurs communes ont des restrictions d'eau depuis déjà de nombreuses semaines... 

Septembre 2020 ne déroge pas à la règle, même si le temps est prévu plus humide à partir de la semaine prochaine, le mal est fait... 

3 mm depuis le 1er septembre, beaucoup de soleil et de chaleur sont encore passés par là. 

 

Comme pour 2019, la situation va changer vers le 22 septembre. Un copier-coller avec quelques variantes donc. Maintenant de là à dire que (la suite de) l'automne 2020 sera humide, je ne saurais le dire. 

 

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Edited by Juju4795
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Dontreix - Creuse (23) - altitude : 720 m

Salut,

 

Petit topo sécheresse sur l'est de la Creuse.

Ça a commencé de façon bien moins dure que les deux étés précédents, grâce à un printemps copieusement arrosé.

Après la longue sécheresse du début de confinement, il tombe 290 mm entre le 18 avril et le 26 juin. Une bénédiction pour la végétation, après deux années de vaches maigres.

 

Puis, du 29 juin jusqu'à hier 18 septembre, c'est à nouveau, et pour la sixième année consécutive, un été implacable qui se met en place avec seulement 57 mm sur la période, soit moins qu'un mois normal sur plus de deux mois et demi :

- 8 mm du 29 juin au 31 juillet

- 49 mm en août

- 0.2 mm du 1er au 18 septembre.

 

À la fin juillet, et malgré un mois record en terme de sécheresse, celle-ci n'est pas encore visible, tout est encore à peu près vert.

Les choses se sont sérieusement gâtées avec la période caniculaire de fin juillet / début août qui a vu la température passer à deux reprises la barre des 35°, chose a priori très rare par ici, mais déjà 6 occurrences en deux ans ! Les quelques pluies d'août n'ont pas servi à grand chose, et ce début septembre du même tonneau qu'en 2016, 2018 et 2019 a fini d'enfoncer le clou de cette saison chaude très chaude et à nouveau bien trop sèche.

Ce n'est qu'aujourd'hui que la roue semble commencer à tourner, avec un bel orage cet après-midi qui a déversé près de 16 mm. Il faut remonter au 26 juin pour trouver cumul plus conséquent.

 

En attendant les dégâts sont là.

Une bonne nouvelle malgré tout : les chênes, s'en sortent beaucoup mieux cette année, sans doute grâce au printemps humide. Rares sont ceux qui voient leur feuillage jaunir précocement, mise à part sur les pentes exposées.

 

Sinon on retrouve globalement les paysages devenus habituels ces dernières années, avec par endroits des situations très problématiques :

 

Noisetiers, saules, bouleau, frêne :

20200915_131950copioe.jpg.00d6261190b17965faedcb62c35bbb99.jpg

 

 

C'est pour les hêtres que la situation est vraiment critique, le phénomène de dépérissement s'accélère et l'on ne compte plus les sujets déjà morts ou mourants :

 

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La forêt en face de chez moi est dans un sale état, le même qu'en 2018 et 2019 :

 

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P1260566copie.jpg.742a43ccc3f7dbb926e0a64730b53c45.jpg

 

 

Le niveau du Cher à Auzances est encore extrêmement bas, même si on évite l'assec comme en 2019 :

 

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Pour finir, focus sur la pente orientée ouest, qui surplombe la route reliant Dontreix à Auzances, dans la haute vallée du Cher

 

Il y a 11 ans, fin d'été en septembre 2009 :

 

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Même endroit hier, 18 septembre 2020 :

 

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Je crois que ça se passe de commentaire, l'évolution en une décennie laisse peu de place à la polémique !

 

En fait, c'est vraiment le mois glissant 15 août / 15 septembre qui connait les sécheresses les plus récurrentes depuis la mise en place de cette anomalie.

Un mois d'été "normal" suivant la moyenne 81-10, c'est environ 75 mm.

Sur cette période mi-août / mi-septembre j'ai les cumuls suivants depuis 2017 :

2017 : 44.8 mm

2018 : 18.8 mm

2019 : 6 mm

2020 : 18.6 mm

Moyenne de 22 mm/30 jours en 4 ans. Soit un déficit de plus de 70%, et qui dépasse même les 80% sur les trois derniers étés.

 

Sur une saison ou deux c'est gérable, mais quand ça fait 6 ans de suite que ça dure, on ne s'étonne plus des paysages dégradés que l'on a sous les yeux quotidiennement, on se demande seulement quelle sera la prochaine étape de ce processus de déclin accéléré, sans trop penser (sans doute à tort) à ce que ça impliquera de concret dans nos vies...

Edited by paparazzi
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Wépion (Namur) - BELGIQUE

Aller, encore un petit suivi made in Belgium :D qui est fort similaire à ce qu'on observe en Creuse...

 

Des paysages qui ont 1 mois d'avance, donc ce n'est pas l'avancée dans la saison qui fait ça. Oh surprise..

200919081313861533.jpg

 

ça se déplume plus rapidement que les autres années, parfois c'est effrayant

20091908131330427.jpg

 

Fin août ça commençait un peu à reverdir (+-30 mm étalés sur 10 jours, T° pas loin des normes, un peu moins de soleil...) mais depuis le tout début septembre on repart dans les travers d'un été trop sec... un 36°C est encore passé par là..

200919081746535427.jpg

 

200919081747248941.jpg

 

Ces photos ont été prises aujourd'hui (hier pour la première), par 29°C en ce 19 septembre.

3.1 mm depuis le 1er septembre.

 

Bordel qu'on me rende ma Wallonie tempérée.. Voilà 3 ans de suite qu'on se tape des paysages du grand sud et les périodes sont longues, pas loin de 2 mois en 2018 et cette année. Sans la période fraîche et humide de la première quinzaine de juillet, les paysages auraient été asséchés depuis début juin (printemps extrêmement sec !).

Edited by Juju4795
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Merci pour ses comparatifs paparazzi,  vraiment intéressant.

Mais les hêtres vont-ils repartir au prochain printemps, quand on voit qu'ils ont l'air d'avoir crevés sur place.

Comme je n'y connaît rien, quelqu'un a t'il la réponse...

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Je parlais il y a quelques jours dans le topic IDF du bilan hydrique d'Orly sur les 6 derniers mois, mais je pense que l'on peut étendre ça à tout le quart NE. Je n'ai malheureusement pas la résolution spatiale suffisante, mais en prenant les 3 points de mesure qui encadrent la zone :

 

Orly à continué de s'approcher de l'événement extrême de 1976 :

 

image.thumb.png.11e4748e92a1514a75228fcbd72cf40a.png

 

Besançon de son côté talonne 2003 :

 

image.thumb.png.8186756bbf9bae21871dbc7e75c8c773.png

 

Et enfin pour Strasbourg c'est un record bas :

 

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Edited by Arkus
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Hauts d'Essey / Hauts de Saint-Max / Vieille ville de Nancy

Nancy, 2.8mm pour septembre. En attente de l'évolution positive prévue.

Il a plu 70mm en aout, on a l'impression qu'il n'est rien tombé.

 

2020, comme les derniers avant lui, confirme l'assèchement, l'extension et l'intensification des conditions estivales.

Edited by funkadelique
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Avec @fran39 nous avons réalisé un graphique pour caractériser les étés (21 juin-21 septembre) en France depuis 1959 notamment au regard de l'indice de Martonne.

 

Pour les températures, la caractérisation (proche des normales, chaud, frais etc...) est faite sur la base d'un indice prenant en compte la moyenne (1981-2010) et l'écart type.

 

Les données sont issues d'un panel de station du réseau MF sur la période 21 Juin-21 Septembre.

 

Comme pour St-Dizier les 3 derniers étés sont tout à fait atypiques par leur niveau de sécheresse et de chaleur à l'échelle nationale. Ils sortent de façon spectaculaire des étés standards, vers un niveau d'aridité inédit depuis 1959 et une chaleur tout à fait remarquable (seul 2003 fait mieux). La succession de ces 3 étés est également très surprenante pour ne pas dire inquiétante.

 

On mesure ainsi les graves conséquences de cette situation sur les milieux naturel, le monde agricole et le confort thermique de nos villes.

 

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Edited by thib91
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Strasbourg-centre (soir&WE) / Gresswiller (jours ouvrés)
il y a 34 minutes, thib91 a dit :

Avec @fran39 nous avons réalisé un graphique pour caractériser les étés en France depuis 1959 notamment au regard de l'indice de Martonne.

 

Pour les températures, la caractérisation (proche des normales, chaud, frais etc...) est faite sur la base d'un indice prenant en compte la moyenne (1981-2010) et l'écart type.

 

Les données sont issues d'un panel de station du réseau MF sur la période Juin-Juillet-Août.

 

Comme pour St-Dizier les 3 derniers étés sont tout à fait atypiques par leur niveau de sécheresse et de chaleur à l'échelle nationale. Ils sortent de façon spectaculaire des étés standards, vers un niveau d'aridité inédit depuis 1959 et une chaleur tout à fait remarquable (seul 2003 fait mieux). La succession de ces 3 étés est également très surprenante pour ne pas dire inquiétante.

 

On mesure ainsi les graves conséquences de cette situation sur les milieux naturel, le monde agricole et le confort thermique de nos villes.

 

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La reproduction sur 3 années (et presque 4 en 5 ans quand on voit 2016 en embuscade) donne du sens à l'analyse

 

L'avantage du panel, c'est qu'on évite le problème de la grande sensibilité à 1 événement type orage très pluvieux localisé

Exemple en 2018 à Strasbourg, il y a 1 orage vraiment localisé qui donne 50 mm en 1 soirée début août. Avec cet orage, le cumul de l'été passe de 103 mm (vraiment faible) à 155 mm (plus correct). 

Avec le panel, cet événement est lissé. Merci pour l'exercice

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montois (Donnemarie-dontilly) dans l'Est 77, paris 7 parfois

On notera aussi sur le graphique que 2015, 2017 et 2014 sont loin d'être extrêmes. 

Je sais pas quoi penser - mais je pense que personne - de ces 3 années hallucinantes. Pareil l'année prochaine? Rien à voir?

C'est la boule de cristal totale.

OK pour une tendance lourde à du plus sec et du plus chaud en été, mais il semblerait saugrenu qu'on ait passé brutalement un cap local en 2018.

On sera assez vite fixé...En gros ou c'est la cata cata et ça va faire mal (de type 3 étés prochains pareils voire pire - c'est possible - avec en plus moins de flotte en hiver) ou ça se normalise à nouveau et ça permet j'ai envie de dire de travailler l'adaptation au RC de nos forêts et du modèle agricole (mais l'inertie est tellement monstrueuse dans ce domaine...).

 

Du coup, j'ai poussé la voiture sur la N4 cet aprem pour aller voir de mes propres yeux l'Est de la champagne et Saint-Dizier qui est - contre son gré - la star de ce topic (mais Dijon fait pire sur l'année par exemple). Entre camions à gogo et la campagne de com "l'alimentation commence ici" de la filière betterave pour faire passer les phyto contre la jaunisse on s'ennuie pas.

 

Et bien il faut avouer que ça vaut le détour. Je le conseille aux sceptiques.

 

1. La sécheresse est générale sur tout le trajet, de l'IDF aux confins de la Lorraine. Des arbres sont en début de dormance un peu partout, sauf vallons abrités. Logique, une première vingtaine presque caniculaire et 0mm....Les signes d'anomalie sèche sont donc omniprésents, même là où aout à été excédentaire (vers Provins, localement dans l'ouest de la Marne, etc). 

 

2. La campagne en prend sacrément pour son grade en approchant de Vitry-le-François et par la suite. On entre dans une autre dimension, avec la majorité des arbres en souffrance ou dormance, la strate herbacée inexistante ou seulement composée d'espèces très robustes et une strate arbustive en bonne partie sans feuilles ou brulée, du moins abîmée. En gros, seuls les chênes résistent. En sous bois ça jaunit, ça tombe et ça souffre. Cf photos.

 

3. Il se pose me semble-t-il une vraie question cette année (et sans doute les dernières mais j'ai moins suivi). On observe en effet, notamment dans notre bassin parisien, une vraie différence entre prévisions et réalité. C'est valable et en amont (la fameuse tendance du "de moins en moins bleu en avançant vers l'échéance, en T et en pp) et en direct (prévisions arpege ou arome vs réalité du jour même ou du lendemain). J'ai pas fait une étude précise mais ça me frappe à chaque fois. Cette semaine en est l'exemple parfait, et pour la GF actuelle (à l'origine vue instabiliser fortement le nord, alors que le temps est au final radieux et très chaud), et pour l'épisode dépressionnaire à venir (moyennement dynamique, et finalement pas très humide sous l'air froid).

Les faits sont là : malgré une multitude de situations prévues (plus ou moins dynamiques, mais je pense qu'en accumulant les prev pp arpege ou arome on a au moins 100mm sur l'été, ce qui est certes sec mais pas extrême), on se retrouve avec une zone en champagne qui n'a pas vu de pluie sur 3 mois. Un été digne du sahara occidental, tout simplement (l'andalousie doit choper quelques orages et faire mieux). C'est certes la zone la plus extrême mais c'est sec partout au nord, et souvent au niveau des records bas (toute la champagne, partie de l'IDF, etc.). 

Y aurait-t-il donc un "paramètre" que les modèles ont du mal à intégrer? Un nouveau?

Ou bien les modèles par nature ont-ils toujours surréagis en amont?

 

Pour finir, quelques photos prises cet aprem près de l'aérodrome de Robinson à Saint-Dizier ! coin probablement le plus aride (été sans pluie) et au passage (je pense que c'est lié, les sols secs boostent) le plus chaud actuellement (Txx des métars nationaux ce jour).

Promis, c'est pas le parc Kruger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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