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Suivi de la secheresse


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Siorac en Périgord (83 m), Périgord Noir <3, Bordeaux-centre 3 semaines par mois

Le vent de nord-est n'aura jamais été aussi desséchant depuis l'installation de notre station de Daglan ! 9 % d'humidité relative actuellement, c'est un record (précédent de 19 % le 20 avril 2018 - avec 30°C) ! Même taux enregistré à Gourdon à 17h...

 

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Ce vent a le pouvoir d'assécher considérablement l'atmosphère en passant le Massif Central, mais de tels taux d'humidité se rencontrent généralement sur les stations au pied des montagnes, non pas 150 km plus loin dans les petites collines périgourdines et lotoises...

C'est "pire" au METAR de Brive-Souillac (situé sur la commune de Cressensac dans le Lot), où ce taux est descendu à 7 % à 16h, en raison probablement d'une topographie propice à ce phénomène (?) et d'un renforcement du vent.

 

Aucune description de photo disponible.

 

Pourquoi le qualificatif de "pire" ? Car pour une végétation printanière en plein développement, qui a besoin de beaucoup d'eau pour croître (à fortiori une végétation océanique comme la nôtre), cette atmosphère est éprouvante, chaleur ou pas. Dans un contexte de sécheresse météorologique qui dure depuis un mois maintenant, il est important également pour mesurer les effets de cette sécheresse de prendre en compte 3 paramètres supplémentaires :

 

- La température moyenne (qu'on sait largement excédentaire, surtout depuis le début avril).

- Le vent : il est quasiment quotidien, tantôt de nord-est, tantôt d'est, tantôt de sud-est.

- L'humidité de l'air : autant dire qu'avec ces vents continentaux, elle est anormalement basse en journée.

 

Quand on croulait sous l'eau au dernier trimestre 2019, puis début mars, on se pensait tranquilles. Mais voilà que la machine climatique, qui déraille beaucoup depuis quelques années, nous montre qu'on peut toujours avoir des (mauvaises) surprises ! Si les recharges de profondeur vont bien, pas sûre qu'il en soit de même dans peu de temps en surface, car l'assèchement est très rapide dans ces conditions.

Edited by acrid vintaquatre
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Bonjour,   Reprenons un peu le cours de ce topic dédié au suivi de la sécheresse, avec un petit point photo réalisé le week-end dernier et cette semaine sur le secteur des Vosges et du piémo

Bonjour,   Voici un état des lieux dans l'est de la Creuse et l'ouest du Puy-de-Dôme, où les vagues de chaleur et de sécheresse se succèdent depuis quatre étés.   Quelques chiffres

Situation désastreuse sur le piémont vosgien côté alsacien, après des semaines sans pluie significative et les fortes chaleurs de ce mois d'août. C'est donc depuis 2015 au moins le 5ème été qui voit l

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Massif du Hohneck, 1220m
il y a 37 minutes, acrid vintaquatre a dit :

Quand on croulait sous l'eau au dernier trimestre 2019, puis début mars, on se pensait tranquilles. Mais voilà que la machine climatique, qui déraille beaucoup depuis quelques années, nous montre qu'on peut toujours avoir des (mauvaises) surprises ! Si les recharges de profondeur vont bien, pas sûre qu'il en soit de même dans peu de temps en surface, car l'assèchement est très rapide dans ces conditions.

 

Une surprise? Tant que ça vraiment?  C'est déjà arrivé à combien de reprises ces dernières années, ces périodes de flotte, flotte et reflotte pendant plusieurs semaines/quelques mois, jusqu'à plus soif, c'est le cas de le dire, avant une coupure générale et brutale des robinets pour plusieurs mois/quelques saisons?

J'aurais même déjà tendance à dire qu'on reprend exactement le même chemin cette année encore, à nouveau, et, qu'en cette mi-avril, ça n'est que le début ( ou la reprise) des emmerdes côté sécheresses et restrictions d'eau à venir.

Ce n'est plus un hasard depuis plusieurs années, ça devient un élément climatique,  à part entière, presque aussi envisageable que l'enchaînement des saisons.

La marge de manoeuvre ne se situe plus que sur la durée et l'intensité des périodes sèches.

En tout cas ici dans le nord-est, du côté de Nancy, le vert franc et l'exubérance de la première herbe du printemps, c'est déjà quasiment terminé. Première herbe, ceci étant dit, faut le dire vite, ça pousse en continu durant l'hiver désormais...

Edited by Fil67
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Siorac en Périgord (83 m), Périgord Noir <3, Bordeaux-centre 3 semaines par mois
il y a 9 minutes, Fil67 a dit :

 

Une surprise? Tant que ça vraiment?  C'est déjà arrivé à combien de reprises ces dernières années, ces périodes de flotte, flotte et reflotte pendant plusieurs semaines/quelques mois, jusqu'à plus soif, c'est le cas de le dire, avant une coupure générale et brutale des robinets pour plusieurs mois/quelques saisons?

J'aurais même déjà tendance à dire qu'on reprend exactement le même chemin cette année encore, à nouveau, et, qu'en cette mi-avril, ça n'est que le début ( ou la reprise) des emmerdes côté sécheresses et restrictions d'eau à venir.

Ce n'est plus un hasard depuis plusieurs années, ça devient un élément climatique,  à part entière, presque aussi envisageable que l'enchaînement des saisons.

La marge de manoeuvre ne se situe plus que sur la durée et l'intensité des périodes sèches.

En tout cas ici dans le nord-est, du côté de Nancy, le vert franc et l'exubérance de la première herbe du printemps, c'est déjà quasiment terminé. Première herbe, ceci étant dit, faut le dire vite, ça pousse en continu durant l'hiver désormais...

 

Les années précédentes ça ne commençait qu'en juin, on avait un peu de répit, les printemps étaient au moins normaux, si ce n'est bien arrosés. Et surtout la recharge a été particulièrement importante cette année, compte tenu qu'elle a été plus précoce que les années précédentes (dès la mi-octobre). On partait vraiment d'une situation très très favorable, mais finalement s'en suit une situation encore plus défavorable que les années précédentes où le sec avait commencé "en douceur" (si on peut dire), à savoir que l'humidité restait présente dans l'air un moment avant de nous quitter définitivement. En 2018 comme en 2019 pour citer les plus récentes, je me souviens de journées de juin très lourdes, pour ne pas dire éprouvantes l'an dernier ! Là on a eu le droit presque directement au cocktail plus de pluie + air très sec + vent desséchant. Malgré des températures plus basses qu'en juin globalement, les effets sont au final les mêmes...

Vu les quantités de pluie reçues dans bon nombre de régions entre octobre et décembre, puis début mars, je pense que même les "connaisseurs" que sont les passionnés se sont dit pour l'essentiel qu'on ne parlerait pas de sécheresse avant un long moment...Hors en un mois les constats ont largement changé et les discours aussi !

Edited by acrid vintaquatre
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Hauts d'Essey / Hauts de Saint-Max / Vieille ville de Nancy
il y a 43 minutes, Fil67 a dit :

En tout cas ici dans le nord-est, du côté de Nancy, le vert franc et l'exubérance de la première herbe du printemps, c'est déjà quasiment terminé. Première herbe, ceci étant dit, faut le dire vite, ça pousse en continu durant l'hiver désormais...

Salut @Fil67,

eh oui, une réflexion que je me faisais hier....on assiste de +en + à une polarisation de la pluviométrie. 

Il serait intéressant d'avoir les statistiques pour les occurrences de périodes de + de 20 jrs par exemple sans précipitations depuis 30 ans. 

Sinon, je confirme, jamais cet hiver le gazon n'a été hivernal ^^

1.6mm depuis le..13 mars. ( à comparer aux 154mm de février)

 

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Massif du Hohneck, 1220m
Il y a 12 heures, acrid vintaquatre a dit :

 

Les années précédentes ça ne commençait qu'en juin, on avait un peu de répit, les printemps étaient au moins normaux, si ce n'est bien arrosés. Et surtout la recharge a été particulièrement importante cette année, compte tenu qu'elle a été plus précoce que les années précédentes (dès la mi-octobre). On partait vraiment d'une situation très très favorable, mais finalement s'en suit une situation encore plus défavorable que les années précédentes où le sec avait commencé "en douceur" (si on peut dire), à savoir que l'humidité restait présente dans l'air un moment avant de nous quitter définitivement.

 

Et bien le constat doit visiblement être très différent selon les régions (climatiques). Les printemps dans le nord-est, dans plus de la moitié des cas actuellement, c'est désormais la traversée du désert, avec des mois de mars ou  d'avril ( parfois presque les 2 durant les printemps les plus  néfastes) quasi arides de bout en bout, entraînant pour la végétation un stress hydrique complet mi-avril à fin-avril déjà, suivant les années, ET , surtout,  suivant l'intensité de la chaleur et de l'ensoleillement, deux paramètres qui maintenant n'ont sur ces deux mois plus aucun mal à atteindre des records d'anomalie positive avec une facilité absolument déconcertante. Faut souvent attendre/espérer mai pour renouer avec des conditions passagèrement de nouveau perturbées, ramenant du vert plus frais.

Pour le nord-est, cela s'explique par l'effet climat semi-continental, qui positionne au printemps  la région plus facilement en flux d'est anticyclonique ( donnée climatologique de tout temps, peut-être notablement plus marquée maintenant?),  à l'écart des perturbations océaniques, traînant plus facilement sur l'ouest du pays.

Du coup oui, si vous perdez dans le sud-ouest les bénéfices de ce schéma encore favorable en tout début de saison chaude ( extension des conditions continentales vers l'ouest? Ou pour tout autre raison), pour basculer rapidement ensuite dans l'été ibérique/méditerranéen type ( grosse EVP, soleil, chaleur, pluies très rares), de grandes questions vont se poser à terme.

Quoiqu'il en soit, sans faire trop de généralités, on peut d'ores et déjà dire que la recharge de saison froide 2019/2020 a permis de sauver in extremis les meubles dans bon nombre de régions. Une chance malgré tout? C'est aussi là peut-être le début d'une confirmation d'un nouveau schéma, plus national: saison "froide" plutôt douce et humide, saison chaude très chaude et majoritairement sèche. Mais c'est clair qu'on a l'impression d'avoir (un peu) perdu l'image qu'on se faisait des zones climatiques françaises telles qu'elles étaient expliquées dans les manuels de géographie du siècle dernier.

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Siorac-en-Périgord (24)
Il y a 15 heures, Fil67 a dit :

 

Une surprise? Tant que ça vraiment?  C'est déjà arrivé à combien de reprises ces dernières années, ces périodes de flotte, flotte et reflotte pendant plusieurs semaines/quelques mois, jusqu'à plus soif, c'est le cas de le dire, avant une coupure générale et brutale des robinets pour plusieurs mois/quelques saisons?

J'aurais même déjà tendance à dire qu'on reprend exactement le même chemin cette année encore, à nouveau, et, qu'en cette mi-avril, ça n'est que le début ( ou la reprise) des emmerdes côté sécheresses et restrictions d'eau à venir.

Ce n'est plus un hasard depuis plusieurs années, ça devient un élément climatique,  à part entière, presque aussi envisageable que l'enchaînement des saisons.

La marge de manoeuvre ne se situe plus que sur la durée et l'intensité des périodes sèches.

En tout cas ici dans le nord-est, du côté de Nancy, le vert franc et l'exubérance de la première herbe du printemps, c'est déjà quasiment terminé. Première herbe, ceci étant dit, faut le dire vite, ça pousse en continu durant l'hiver désormais...

 

Pendant un maigre instant, j'espérais qu'on sorte de ce schéma... Mais le jardinier que je suis n'est absolument pas optimiste pour la suite. Nous verrons bien ce que nous réserve les prochains mois, mais quand ça commence comme ça...... Voilà :D

On retombe dans nos travers, et beaucoup trop tôt.

 

Dans le SO, ces dernières années, on était assez gâté niveau flotte. La saison aride commençait avec presque 2 mois de retard par rapport à vous dans le NE, visiblement cette année ce n'est pas le cas.

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Siorac en Périgord (83 m), Périgord Noir <3, Bordeaux-centre 3 semaines par mois
Il y a 2 heures, Fil67 a dit :

 

Et bien le constat doit visiblement être très différent selon les régions (climatiques). Les printemps dans le nord-est, dans plus de la moitié des cas actuellement, c'est désormais la traversée du désert, avec des mois de mars ou  d'avril ( parfois presque les 2 durant les printemps les plus  néfastes) quasi arides de bout en bout, entraînant pour la végétation un stress hydrique complet mi-avril à fin-avril déjà, suivant les années, ET , surtout,  suivant l'intensité de la chaleur et de l'ensoleillement, deux paramètres qui maintenant n'ont sur ces deux mois plus aucun mal à atteindre des records d'anomalie positive avec une facilité absolument déconcertante. Faut souvent attendre/espérer mai pour renouer avec des conditions passagèrement de nouveau perturbées, ramenant du vert plus frais.

Pour le nord-est, cela s'explique par l'effet climat semi-continental, qui positionne au printemps  la région plus facilement en flux d'est anticyclonique ( donnée climatologique de tout temps, peut-être notablement plus marquée maintenant?),  à l'écart des perturbations océaniques, traînant plus facilement sur l'ouest du pays.

Du coup oui, si vous perdez dans le sud-ouest les bénéfices de ce schéma encore favorable en tout début de saison chaude ( extension des conditions continentales vers l'ouest? Ou pour tout autre raison), pour basculer rapidement ensuite dans l'été ibérique/méditerranéen type ( grosse EVP, soleil, chaleur, pluies très rares), de grandes questions vont se poser à terme.

Quoiqu'il en soit, sans faire trop de généralités, on peut d'ores et déjà dire que la recharge de saison froide 2019/2020 a permis de sauver in extremis les meubles dans bon nombre de régions. Une chance malgré tout? C'est aussi là peut-être le début d'une confirmation d'un nouveau schéma, plus national: saison "froide" plutôt douce et humide, saison chaude très chaude et majoritairement sèche. Mais c'est clair qu'on a l'impression d'avoir (un peu) perdu l'image qu'on se faisait des zones climatiques françaises telles qu'elles étaient expliquées dans les manuels de géographie du siècle dernier.

 

Oui j'ai voulu insister surtout sur la saison de recharge prolifique, bien plus encore que lors des hivers 2015-2016 et 2017-2018 où nous avions aussi connu des crues, car cette fois la saison a été plus longue. On se pensait vraiment plus tranquilles pour affronter un nouvel été trop sec et trop chaud, mais force est de constater que ce ne sera pas le cas, hormis si mai/juin changent la donne (car après on sait que ce serait de faux espoirs).

 

Pour la partie en gras, la pluviométrie satisfaisante au printemps dans le SO n'est en aucun cas la résultante de flux d'ouest. Déjà qu'en hiver ils sont généralement beaucoup trop anticycloniques pour apporter ce qu'il faut, alors au printemps n'en parlons pas...(L'automne/hiver derniers sont des exceptions dans la période récente, avec des conditions dépressionnaires qui ont sur-dominé, des dépressions circulant très au Sud, on n'avait plus vu ça depuis la décennie 90. Lors des derniers hivers avec des périodes très pluvieuses -ceux que j'ai cités plus haut- c'était plutôt la résultante de flux de sud-ouest dépressionnaires mais "mous", offrant des fronts ondulants, capables donc de stationner durant un paquet d'heures). Pour en revenir au printemps, les bons cumuls observés -pas que ces dernières années, mais en situation normale- sont la résultante des fronts orageux et pluvio-orageux issus des gouttes froides sur  le proche Atlantique (les fameux multicellulaires inchassables plein de flotte, qui sont un phénomène normal d'avril). Ceux-là (ainsi que quelques journées humides et froides sous les GF) apportent 20, 30 ou 40 mm à chaque coup, quelques fois dans le mois et ça constitue de bonnes réserves. Ce n'est pas pour rien que c'est le mois le plus humide de l'année au niveau climatologique dans tout l'intérieur du SO (moitié plus de pluie que les mois d'hiver).

Bref passons, mais je pense que c'est important d'essayer d'analyser les régimes de temps dans les périodes "extrêmes" (dans l'humide comme dans le sec).

Pour chez vous, je pense simplement que quand nous sommes soumis à des GF, vous en êtes aussi les plus éloignés, au plus  près des HP de l'Europe centrale. De même que c'est l'inverse sur les masses d'air froid, où nous en voyons rarement la couleur (ou à la rigueur une journée quand vous en avez une semaine complète, comme fin mars dernier).

En été les HP sont souvent campés sur le bassin méditerranéen, donc la moitié sud en connaît davantage les effets de  manière générale, même si la remontée en latitude depuis 5 ans fait que tout le pays est désormais concerné.

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Dannemarie (Sundgau) 304m
Il y a 16 heures, Fil67 a dit :

 

Une surprise? Tant que ça vraiment?  C'est déjà arrivé à combien de reprises ces dernières années, ces périodes de flotte, flotte et reflotte pendant plusieurs semaines/quelques mois, jusqu'à plus soif, c'est le cas de le dire, avant une coupure générale et brutale des robinets pour plusieurs mois/quelques saisons?

J'aurais même déjà tendance à dire qu'on reprend exactement le même chemin cette année encore, à nouveau, et, qu'en cette mi-avril, ça n'est que le début ( ou la reprise) des emmerdes côté sécheresses et restrictions d'eau à venir.

Ce n'est plus un hasard depuis plusieurs années, ça devient un élément climatique,  à part entière, presque aussi envisageable que l'enchaînement des saisons.

La marge de manoeuvre ne se situe plus que sur la durée et l'intensité des périodes sèches.

En tout cas ici dans le nord-est, du côté de Nancy, le vert franc et l'exubérance de la première herbe du printemps, c'est déjà quasiment terminé. Première herbe, ceci étant dit, faut le dire vite, ça pousse en continu durant l'hiver désormais...

 

Il suffit de lire les rapports des agences de l'eau Loire Bretagne et Adour Garonne depuis 10 ans pour se rendre compte que la méditerranéisation du climat de la façade atlantique est quelque chose d'acté et que les SDAGE orientent les financements dans un contexte de pénurie/abondance constante.

 

La grosse problématique avec ce changement, au delà de la végétation, c'est que les sous sols (sauf dans les causses du Lot) ne sont pas du tout les mêmes et les nappes ne sont pas en capacité de pouvoir alimenter en eau les cours d'eau avec la même durée/débit que ceux du SE.

Edited by Martini
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@Martini Petite question  : pour quelle raison le BRGM qui fait mensuellement  une carte du niveau des nappes d'eau en France ne mette pas un logo pour la Bretagne voire une bonne partie des pays de la Loire et Normandie? Cela serait bien de connaître l'état des lacs souterrains en Bretagne meme si doit-on qu'il pleut régulièrement...

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L'Isle d'Abeau (38) - 255 m // Lyon 6

Au début du confinement, les collègues de l'hydrométrie croisaient les doigts pour qu'il n'y ait pas trop de crues (au SPC également, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons).

 

Hier, un mois plus tard donc, l'un d'eux nous a dit qu'ils commençaient à s'organiser pour le suivi des étiages, car les niveaux en sont là à plusieurs endroits de la région...

 

Côté est du Massif Central / ouest du Centre-est, c'est franchement pas glorieux. Pour rebondir sur la recharge de la saison froide , elle a été vraiment moyenne dans ce secteur :

 

image.thumb.png.66b539fdd644eb2aa4dae61c3a6f872b.png

 

Et a priori, le bout du tunnel n'est pas pour maintenant (cartes brutes mais ça donne une idée) :

 

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240-777_fhb2.GIF

 

 

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Saint Rambert / Loire
Il y a 3 heures, Mica a dit :

 

image.thumb.png.66b539fdd644eb2aa4dae61c3a6f872b.png

 

Et a priori, le bout du tunnel n'est pas pour maintenant (cartes brutes mais ça donne une idée) :

 

 

 

 

 

 

Et pour la Loire déjà en orange début mars sur la carte , les 20 mm tombés depuis n'arrangent rien à la situation.

Ici dans le sud de la plaine du Forez 41,8 mm depuis le début de l'année, 42,2 mm au METAR

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Dannemarie (Sundgau) 304m
Il y a 4 heures, Nico41 a dit :

@Martini Petite question  : pour quelle raison le BRGM qui fait mensuellement  une carte du niveau des nappes d'eau en France ne mette pas un logo pour la Bretagne voire une bonne partie des pays de la Loire et Normandie? Cela serait bien de connaître l'état des lacs souterrains en Bretagne meme si doit-on qu'il pleut régulièrement...

 

Le terrain est granitique en Bretagne Pays de la Loire. Il n'y a donc quasi pas de nappes souterraines. L'eau potable est d'ailleurs majoritairement issue de captages superficiels

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Bourgoin-Jallieu (38)
Il y a 20 heures, acrid vintaquatre a dit :

 

Les années précédentes ça ne commençait qu'en juin, on avait un peu de répit, les printemps étaient au moins normaux, si ce n'est bien arrosés. Et surtout la recharge a été particulièrement importante cette année, compte tenu qu'elle a été plus précoce que les années précédentes (dès la mi-octobre). On partait vraiment d'une situation très très favorable, mais finalement s'en suit une situation encore plus défavorable que les années précédentes où le sec avait commencé "en douceur" (si on peut dire), à savoir que l'humidité restait présente dans l'air un moment avant de nous quitter définitivement. En 2018 comme en 2019 pour citer les plus récentes, je me souviens de journées de juin très lourdes, pour ne pas dire éprouvantes l'an dernier ! Là on a eu le droit presque directement au cocktail plus de pluie + air très sec + vent desséchant. Malgré des températures plus basses qu'en juin globalement, les effets sont au final les mêmes...

Vu les quantités de pluie reçues dans bon nombre de régions entre octobre et décembre, puis début mars, je pense que même les "connaisseurs" que sont les passionnés se sont dit pour l'essentiel qu'on ne parlerait pas de sécheresse avant un long moment...Hors en un mois les constats ont largement changé et les discours aussi !

 

Yep, on a surtout eu des sécheresses d'été ces dernières années, accentuées par la chaleur, avec des pics parfois intenses en septembre (2016 et 2018). Là config est un peu différente cette année. 

 

13698.jpeg

 

20805.jpeg

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Il y a 21 heures, funkadelique a dit :

Salut @Fil67,

eh oui, une réflexion que je me faisais hier....on assiste de +en + à une polarisation de la pluviométrie. 

Il serait intéressant d'avoir les statistiques pour les occurrences de périodes de + de 20 jrs par exemple sans précipitations depuis 30 ans. 

Sinon, je confirme, jamais cet hiver le gazon n'a été hivernal ^^

1.6mm depuis le..13 mars. ( à comparer aux 154mm de février)

 

 

Il y a 8 heures, Fil67 a dit :

 

Et bien le constat doit visiblement être très différent selon les régions (climatiques). Les printemps dans le nord-est, dans plus de la moitié des cas actuellement, c'est désormais la traversée du désert, avec des mois de mars ou  d'avril ( parfois presque les 2 durant les printemps les plus  néfastes) quasi arides de bout en bout, entraînant pour la végétation un stress hydrique complet mi-avril à fin-avril déjà, suivant les années, ET , surtout,  suivant l'intensité de la chaleur et de l'ensoleillement, deux paramètres qui maintenant n'ont sur ces deux mois plus aucun mal à atteindre des records d'anomalie positive avec une facilité absolument déconcertante. Faut souvent attendre/espérer mai pour renouer avec des conditions passagèrement de nouveau perturbées, ramenant du vert plus frais.

Pour le nord-est, cela s'explique par l'effet climat semi-continental, qui positionne au printemps  la région plus facilement en flux d'est anticyclonique ( donnée climatologique de tout temps, peut-être notablement plus marquée maintenant?),  à l'écart des perturbations océaniques, traînant plus facilement sur l'ouest du pays.

Du coup oui, si vous perdez dans le sud-ouest les bénéfices de ce schéma encore favorable en tout début de saison chaude ( extension des conditions continentales vers l'ouest? Ou pour tout autre raison), pour basculer rapidement ensuite dans l'été ibérique/méditerranéen type ( grosse EVP, soleil, chaleur, pluies très rares), de grandes questions vont se poser à terme.

Quoiqu'il en soit, sans faire trop de généralités, on peut d'ores et déjà dire que la recharge de saison froide 2019/2020 a permis de sauver in extremis les meubles dans bon nombre de régions. Une chance malgré tout? C'est aussi là peut-être le début d'une confirmation d'un nouveau schéma, plus national: saison "froide" plutôt douce et humide, saison chaude très chaude et majoritairement sèche. Mais c'est clair qu'on a l'impression d'avoir (un peu) perdu l'image qu'on se faisait des zones climatiques françaises telles qu'elles étaient expliquées dans les manuels de géographie du siècle dernier.

 

J'ai regardé ce qu'on pouvait tirer des archives dont je dispose pour la station de Nancy-Essey.

 

J'ai discriminé toutes les périodes d'au moins 10 jours successifs sans précipitations (RR>1mm) depuis 1921 afin d'effectuer une petite étude pour savoir si l'on avait une véritable tendance haussière de la fréquence d'épisodes sans pluies. Au regard des nombreux trous dans les données en 1922 et entre 1941 et 1945, je n'ai retenu que les données après 1945 et après 1950 pour le calcul des moyennes trentenaires. J'ai également intégré la période 2000-2020 (dans les graphiques) qui n'est pas une période trentenaire mais me semble être un point de comparaison intéressant pour les années les plus récentes.

 

Pour vous donnez un ordre de grandeur, il y a eu entre 1951 et fin 2019, 405 périodes avec au moins 10 jours successifs sans précipitations.

 

Concernant la fréquence des périodes avec au moins 10 jours successifs sans précipitations

 

Il y a en moyenne entre 53 et 87 périodes par décennie.  Les décennies présentant un plus grand nombre d'épisodes sont 1987-1997 (85 périodes) et 1946-1956 (81 périodes). Les décennies avec le moins d'épisodes sont 1977-1987 (53 périodes) et 1998-2008 (55 périodes), elles précédent et succèdent donc à des décennies où la fréquence de ces épisodes fut élevée.

 

En établissant une moyenne mobile sur 10 ans, on retrouve finalement des grands cycles pluriannuels que l'on peut également identifier pour les régimes de précipitation. Notre période actuelle correspondrait plutôt à un cycle où la fréquence de ces épisodes est assez élevée. La moyenne mobile sur 10 ans progresse ainsi d'année en année, mais l'on reste encore en dessous des cycles hauts de 87-97 et 46-56.

 

image.png.5e8baf17f8e4852227052d7c81d350e1.png

 

 

 

Concernant la répartition saisonnière de ces périodes avec au moins 10 jours successifs sans précipitations

 

J'ai ensuite réparti ces périodes par saison. Pour les périodes à cheval sur 2 saisons, je les ai basculé dans l'une ou l'autre (selon le nombre de jours dans une saison ou l'autre).

 

Il est intéressant de constater que notre période actuelle de référence (1991-2020) a vue le nombre d'épisodes augmenter assez significativement au printemps et en hiver. A l'inverse, ces épisodes sont moins nombreux à l'automne que dans les années 50, 60 et 70.

 

Cette augmentation est en lien avec une fréquence assez haute de ce type d'épisode lors des printemps du début des années 90 (printemps 1991 par ex.) et  depuis 2009 (à l'exception de 2010, entre 2 et 4 épisodes par printemps).  On retrouve également de nombreux épisodes de ce type dans les années 1920 (mais qui n'apparaissent pas sur le graphique). On peut également soupçonner ici la présence de cycles pluriannuels de longue fréquence.

 

image.png.a2a3b59a7267d6e1a767d81fcfc642fb.png

 

 

Concernant la durée de ces périodes avec au moins 10 jours successifs sans précipitations

 

On a une tendance à l'augmentation du nombre moyen de jours  au printemps et à l'été mais cela me semble assez faible pour pouvoir détecter un signal, peut-être faudrait-il utiliser d'autres outils.

 

image.png.570c4f39ebe9e68dac140f3d7711aabc.png

 

Petit aparté, en prenant les 10 périodes sans jours de pluie les plus longues jamais enregistrées, une seule date d'après 1990. Il s'agit de la période allant du 24/09 au 27/10 2018 qui se classe au 7ème rang.

 

Concernant le niveau thermique de ces périodes avec au moins 10 jours successifs sans précipitations

 

C'est là que c'est le plus intéressant et ce qui à mon avis explique le plus la multiplication des stress hydrique sur les milieux.

 

Sans surprise le niveau thermique est en progression constante surtout depuis la période 1971-2000 et qui intègre donc le "saut" thermique des années 1990.

En se focalisant uniquement sur les 20 dernières années, les périodes sans pluie de plus de 10 jours sont encore bcp plus douces/chaudes qu'auparavant. En été 3° de plus entre 2000 et 2020 par rapport à la période 1951-1980 (!), c'est beaucoup. On retrouve cette forte hausse de +2,5° en automne et +2,7°  au printemps. L'hiver a lui aussi connu une hausse de plus de 1° mais reste en retrait des autres saisons. Probable que les inversions thermiques typiques de ces périodes sans pluie en hiver limitent un peu la hausse.

 

En prenant uniquement les 10 dernières années (non reportées sur le graphique), le bilan est encore à la hausse surtout en hiver. On arrive à 21° pour ces épisodes en saison estivale, 13° en automne et 1,8° en période hivernale. La forte hausse de la période hivernale est probablement liée à décembre 2015.

 

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Pour conclure, sur le secteur de Nancy il semble qu'il n'y a pas de tendance longue à la hausse du nombre d'épisodes sans pluie. Leur fréquence et leur répartition saisonnière semble régie par des cycles pluriannuels assez longs. En revanche le niveau de température de ces épisodes a fortement augmenté depuis les années 1990 et surtout depuis 2010. Cette hausse marquée, notamment en été et au printemps, pèse sans doute fortement sur le niveau d'évapotranspiration potentielle des sols et du couvert végétal. Les stress-hydriques à répétition constatés ces dernières années sont donc à mettre en lien plutôt avec ce paramètre (niveau de température) qu'avec l’occurrence des périodes sans pluie. Il faudrait cependant croiser ces éléments avec l'étude sur un temps long de la répartition saisonnière des pluies et des  niveaux de précipitation pour en valider cette hypothèse.

 

Edited by thib91
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15 km à l'est de Dijon

Le département de la Loire n'est pas gâté en effet, très foehné cet hiver. C'est guère mieux ailleurs avec la sécheresse et chaleur en cours.

 

ci-joint un diagramme du statistique du SWI indiquant le contenu en eau des sols superficiels.

 

Source MF

 

 

 

SWI_43_14042020.jpg

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Hauts d'Essey / Hauts de Saint-Max / Vieille ville de Nancy
il y a 44 minutes, thib91 a dit :

Pour conclure, sur le secteur de Nancy il semble qu'il n'y a pas de tendance longue à la hausse du nombre d'épisodes sans pluie. Leur fréquence et leur répartition saisonnière semble régie par des cycles pluriannuels assez longs. En revanche le niveau de température de ces épisodes a fortement augmenté depuis les années 1990 et surtout depuis 2010. Cette hausse marquée, notamment en été et au printemps, pèse sans doute fortement sur le niveau d'évapotranspiration potentielle des sols et du couvert végétal. Les stress-hydriques à répétition constatés ces dernières années sont donc à mettre en lien plutôt avec ce paramètre (niveau de température) qu'avec l’occurrence des périodes sans pluie. Il faudrait cependant croiser ces éléments avec l'étude sur un temps long de la répartition saisonnière des pluies et des  niveaux de précipitation pour en valider cette hypothèse.

 

Énorme MERCI pour le boulot, c'est du grand Mendès !

C'est donc bien l'augmentation de la T°c qui rendrait l'absence de pluie plus "effective". Je suis d'avance curieux de connaitre le bilan de cet été sur ce point.

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Je cherche des informations sur la sécheresse en court. J'ai bien aimé la figure jointe , provenant de Météo France et mise sur tweeeter par @sergetab. Est-ce qu'elles sont accessibles sur Info-climat aussi?

 

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons
Le 15/04/2020 à 10:48, Nico41 a dit :

@Martini Petite question  : pour quelle raison le BRGM qui fait mensuellement  une carte du niveau des nappes d'eau en France ne mette pas un logo pour la Bretagne voire une bonne partie des pays de la Loire et Normandie? Cela serait bien de connaître l'état des lacs souterrains en Bretagne meme si doit-on qu'il pleut régulièrement...

 

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Kernascléden (56) - 25 km au nord de Lorient. Pombières-les-Dijons et alentours jusque mi-décembre.
Le 15/04/2020 à 10:48, Nico41 a dit :

@Martini Petite question  : pour quelle raison le BRGM qui fait mensuellement  une carte du niveau des nappes d'eau en France ne mette pas un logo pour la Bretagne voire une bonne partie des pays de la Loire et Normandie? Cela serait bien de connaître l'état des lacs souterrains en Bretagne meme si doit-on qu'il pleut régulièrement...

 

Le BRGM de Bretagne réalise ce genre de carte à l'échelle régionale, sur l'état des nappes d'eau souterraine :

bulletin_brgm_nappe_04-2020.thumb.png.21f9470d69e84b5f462431c25ee781db.png

https://bretagne-environnement.fr/donnees-etat-niveaux-nappes-eau-souterraine-bretagne

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Pont de dore (63) 330 m

Bonjour, 

 

Toujour pas une goutte en Limagne, la saison  sèche dure mais la mousson arrive. J'espère que cet été sera humide chez nous avec de bon orages sans cailloux,  toujours 67 mm chez moi et 35 mm à  clermont/Aulnat depuis le 1 janvier.

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Massif du Hohneck, 1220m
Le 15/04/2020 à 15:58, thib91 a dit :

Pour conclure, sur le secteur de Nancy il semble qu'il n'y a pas de tendance longue à la hausse du nombre d'épisodes sans pluie. Leur fréquence et leur répartition saisonnière semble régie par des cycles pluriannuels assez longs. En revanche le niveau de température de ces épisodes a fortement augmenté depuis les années 1990 et surtout depuis 2010. Cette hausse marquée, notamment en été et au printemps, pèse sans doute fortement sur le niveau d'évapotranspiration potentielle des sols et du couvert végétal. Les stress-hydriques à répétition constatés ces dernières années sont donc à mettre en lien plutôt avec ce paramètre (niveau de température) qu'avec l’occurrence des périodes sans pluie. Il faudrait cependant croiser ces éléments avec l'étude sur un temps long de la répartition saisonnière des pluies et des  niveaux de précipitation pour en valider cette hypothèse.

 

 

A mon avis, il faudrait quand même encore creuser.

Tu as choisi le seuil des 10 jours sans pluie, mais c'est je pense quelque chose de relativement commun sous notre climat tempéré de latitude moyenne, que ce soit actuellement ou "dans le temps", sauf erreur de ressenti de ma part, mais visiblement non, puisque c'est corroboré par tes graphiques. Quoiqu'il en soit, 10 jours sans pluie, ça n'a quasiment aucun impact, que ce soit au niveau de la végétation, et encore moins des disponibilités en eau.

On ne nie pas bien évidemment en parallèle comme tu le dis, l'influence de la température, qui peut exacerber les conséquences d'une période sans pluie .

Mais qu'en serait-il de séries qui comportent 20, 25 jours sans pluie? C'est plus la même quand on commence à approcher ou dépasser ce seuil!

 

Autre "objection" personnelle à un élément qui sert de base à ton résumé de la situation: la série est rompue si il ne tombe ne serait-ce qu'1mm/24h.  Ok, c'est un critère météorologique officiel, mais tu es d'accord avec moi que ce critère est purement statistique et complètement déconnecté de ce qui se passe en dehors des colonnes d'un tableau  et des calculs d'un ordinateur, aussi complets soient-ils.

On peut très bien avoir 9 jours sans pluie, puis le dixième il tombe 2mm, puis 9 autres jours sans pluie, puis le vingtième il tombe  3 mm, etc. Typiquement le genre de scénario ( pas forcément le plus probable d'un point de vue réalité météorologique, je sais) ,  qui ne changerait absolument rien en terme d'utilisation de l'eau par la végétation et de possibilités de recharges des ressources souterraines, mais qui pourtant aboutirait déjà à l'occultation de 20 jours quasi arides.

J'irais même plus loin, on pourrait remonter ce seuil à 5mm sur 24h en saison chaude ( critère d 'occurrence de pluie forte selon MF il me semble), mais encore une fois, en saison chaude 5mm sur 10 jours,  ça reste presque podop, que l'on qualifie ça de pluie forte ou pas! Ca sert juste à la rigueur à remplir le fond des citernes pour ceux qui récupèrent l'eau de pluie.

 

Est-ce qu'en passant à un seuil d'au moins 15 jours, peut-être même 20 jours, sans pluie supérieure à 5mm/24h, voire 10mm, n'aurions nous pas une image déjà plus nuancée et plus précise surtout de l'évolution climatique de ce début de 21ème siècle?

 

Pour en revenir à la prévision, on semble tout doucement pouvoir renouer avec un peu plus d'humidité sur le nord-est en fin de mois. Statistiquement ça semble même probable en raison des 3 points suivants:

- après 6 semaines presque sans eau, les chances que la série se prolongent baissent, sauf si l'on vise vraiment de l'exceptionnel, ce qui comme dit d'un point de vue statistique est l'hypothèse tout de même raisonnablement la moins probable

- signaux plus humides coincidant avec l'approche du mois de mai, un mois statistiquement plus arrosé dans le NE après le creux climatique du début de printemps

- en général, le schéma typique du printemps, c'est un nord-est plus longtemps protégé de l'activité dépressionnaire ailleurs sur le pays, avec températures souvent parmi les plus élevées, jusqu'à ce que les perturbations finissent par gagner nos frontières à moment donné. La pluie sur le sud et parfois l'ouest du pays est déjà là ( pas forcément  partout  efficace on est d'accord). Du moins les conditions qui y sont favorables sont là. ( bon du coup, pour nous dans le NE, ça rejoint le point 2)

 

 

 

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Besançon (tilleroyes) 300 m d'altitude

Bonjour, un article concernant les grands rivières de la région, même causes mêmes effets que d’habitude, le relief karstique est très sensible à la sécheresse, il existe par ailleurs sur le Doubs des siphons qui absorbent l’eau et continue son chemin en profondeur, exacerbé par l’alternance des crues et des sécheresses du lit du Doubs. 

On parlait de sécheresse agricole mais là c’est déjà tout autre :

 

https://www.estrepublicain.fr/edition-besancon/2020/04/18/doubs-coule-plus-pontarlier-morteau-assechee-disparu-secheresse-pluie-soleil-climat-meteo-rechauffement

 

 

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